Le Premier ministre Français, Sébastien Lecornu a demandé à Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate aux municipales à Paris, de quitter le gouvernement avant la fin de la semaine prochaine. D'autres ministres devraient quitter le gouvernement lors d'un mini-remaniement. la décision a été prise après un rendez-vous tendu entre le Premier ministre et la ministre. Si Sébastien Lecornu souhaitait un départ anticipé, Rachida Dati a voulu choisir son moment afin de marquer son départ comme un choix personnel, destiné à préparer sa campagne parisienne. Cette décision venue juste après le vote du budget », qui a été définitivement adopté ce lundi 2 février. «Je ne suis pas ta boniche» La ministre a eu une réponse cinglante à Sébastien Lecornu qui la presse de quitter le gouvernement. Un message pour le moins explicite, qui n'a pas manqué de faire réagir l'ex-garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy. «Je ne suis pas ta boniche», a rétorqué Rachida Dati d'un ton cinglant au locataire de Matignon. Parmi les noms qui circulent pour remplacer Rachida Dati, celui de Catherine Pégard, ancienne dirigeante du Château de Versailles et conseillère culture d'Emmanuel Macron, est évoqué. Elle est journaliste politique et ancienne directrice d'établissement culturel. Elle a également été rédactrice en chef du journal Le Point. A l'age de 71 ans, revient avec insistance. A la tête du domaine national de Versailles de 2011 à 2024, cette dernière est actuellement conseillère culture auprès du président de la République française. Ambiance électrique au sein du gouvernement Lecornu Lorsque Rachida Dati devait maîtriser la mise en scène de sa sortie, afin de marteler qu'elle quitte le gouvernement « pour Paris » et non sous pression. En coulisses, le ton serait pourtant monté. Le chef du gouvernement souhaitait un départ plus rapide. Le bras de fer a été d'autant plus sensible qu'Emmanuel Macron lui avait laissé une certaine latitude pour s'organiser, ce qui a nourri une bataille d'autorité avec Sébastien Lecornu, décidé de rappeler qu'il « tient » son gouvernement. Un mini-remaniement « dans les jours à venir », attendu la semaine prochaine ou, au plus tard, autour du 16 février. Plusieurs départs sont anticipés, à commencer par ceux des membres du gouvernement engagés dans la bataille des municipales. Selon, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a confirmé que cet «ajustement» s'inscrit dans la volonté de Sébastien Lecornu de préparer son équipe pour les enjeux à venir, notamment les élections municipales, mais aussi les dossiers de l'agriculture, de la décentralisation et de la souveraineté. D'autres ministres doivent partir … Au-delà de ces ajustements, le sort d'autres poids lourds interroge, à commencer par Rachida Dati, Marina Ferrari (ministre des Sports, candidate à Aix-les-Bains) et Michel Fournier (ministre délégué à la Ruralité, candidat à Voivres) devraient également quitter l'exécutif. Ce départ va être suivi par d'autres ministres candidats aux élections municipales. Outre Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l'Autonomie et des Personnes handicapées, a également annoncé son souhait de retrouver son siège de députée. Le remaniement pourrait intervenir dès la semaine prochaine ou au plus tard la semaine du 16 février. Parmentier et Darmanin aussi Gérald Darmanin. Le ministre de la Justice, proche de longue date de Sébastien Lecornu, ne cache plus ses ambitions pour 2027, alors même que le Premier ministre a demandé à ses troupes de rester à distance de la présidentielle. En appelant à ce qu'« il y ait urgence à s'entendre » pour que le centre et la droite n'étaient « qu'un seul candidat » à l'été, la garde des Sceaux se projette clairement dans la course à l'Elysée, tout en affirmant rester « totalement concentrée » sur sa tâche. Dans ce contexte, le départ programmé de Rachida Dati apparaît comme le premier acte visible d'un équilibre délicat entre la recomposition gouvernementale, la campagne municipale et les débuts de la bataille pour 2027. Aux côtés notamment de Marina Ferrari, ministre des Sports en lice à Aix-les-Bains, et de Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l'autonomie et des personnes handicapées, désireuse de retrouver son siège de députée du Nord alors que son suppléant s'apprête à devenir maire.