Certains feux de forêts ont pour origine l'inconscience des usagers de la route qui jettent leurs mégots allumés sur les bords des routes. La direction de la Protection civile de la wilaya de Bouira a rendu public un compte rendu de ses activités pour la première semaine du mois en cours. Pour le chapitre sauvetage et assistance, les éléments de l'unité ont eu à intervenir 192 fois pour porter secours à des accidentés dans 26 cas et 166 fois pour assister des malades transférés dans les diverses structures de la santé. Lors des 26 accidents de la circulation, on déplore le décès de 4 personnes et la blessure de 49 autres. Le mois d'août est réputé être celui des incendies. Ainsi les hommes du feu ont intervenu dans 25 feux de forêts, 5 incendies des récoltes agricoles, 3 feux en milieu urbain et 26 divers incendies. La surface dévastée est de l'ordre de 124,5 hectares de forêt, 84 hectares de broussailles, 114 hectares d'herbe sèche et 2006 arbres fruitiers. Pour le volet interventions diverses, les hommes de la Protection civile sont sortis 93 fois. S'agissant des causes des sinistres, les origines sont multiples. Certains feux de forêts ont pour origine l'inconscience des usagers de la route qui jettent leurs mégots allumés sur les bords des routes. Dans d'autres cas des routes ce sont des bergers qui allument des feux pour permettre à l'herbe de régénérer en hiver mais qui, à la faveur des vents, prennent de l'ampleur. Les problèmes rencontrés pour l'extinction dans certains cas d'incendies concernent le relief difficile d'accès. Ainsi trois foyers sont venus à bout d'une partie du versant sud du Djurdjura. Les feux qui se sont déclarés sur les hauteurs de Halouane, du gouffre d'Affourou et sur les hauteurs des Izzemouren ont coûté plus de quatre jours de lutte sans relâche aux hommes de la colonne stationnée à Bouira. Signalons aussi que l'abnégation et la volonté de ces soldats a coûté la vie à deux hommes, morts en service commandé, il y a quelques semaines quand leur engin a basculé dans un ravin. La situation géographique de Bouira entourée d'un massif boisé fait que l'unité de Bouira gagnerait en efficacité si elle était dotée de moyens aériens qui restent parfois la seule solution d'intervention sur des sites comme Tikjda, Chéréa, Dirah... Pour les interventions en ville, la canicule et l'humidité sont deux facteurs qui favorisent les crises d'asthme. La route et l'inconscience de beaucoup de chauffeurs restent les causes les plus meurtrières malgré les mesures draconiennes et répressives prises récemment par les pouvoirs publics.