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Des grains de sable dans la machine
GLORIFICATION DU COLONIALISME, REPENTANCE, HARKIS...
Publié dans L'Expression le 22 - 09 - 2010

Les relations algéro-françaises sont loin de représenter un long fleuve tranquille, dès que l'on a l'impression que les choses commencent à aller mieux, l'Histoire s'en mêle...
Hors-la-loi, le film tant attendu et tant redouté par une poignée de nostalgiques de l'Algérie française, a fait des vagues, lundi, sur le vieux port. Un peu, comme pour nous faire rappeler, à une triste et dramatique réalité, que les blessures des deux côtés de la Méditerranée sont loin d'être refermées. Plus d'un millier de personnes, des élus UMP, des militants de l'extrême droite, des harkis avaient défilé lors de sa projection au Festival de Cannes pour rendre hommage aux «victimes françaises» de la Guerre d'Algérie. «Il est nécessaire de penser aujourd'hui aux morts qui ont été sauvagement massacrés pendant les événements de Sétif. Le film de Rachid Bouchareb que je viens de voir est un film partisan, militant, pro-FLN...il est encore pire que ce qui était annoncé», avait violemment déclaré au mois de mai 2010, le député UMP des Alpes Maritimes, Lionnel Luca. «Une nouvelle marque de la difficulté qu'a une partie de la France à faire face à son Histoire», lui a rétorqué SOS Racisme qui a fermement soutenu le réalisateur du film, Rachid Bouchareb. Lundi dernier, la chaîne française de télévision du service public A3 diffusait un film documentaire intitulé «La blessure- La tragédie des harkis. Comme pour exhumer cette mémoire enfouie de la France coloniale. Pourquoi cet enchaînement d'événements au moment où les relations entre les deux pays peinent à repartir du bon pied? «Il y a les préjugés, des méconnaissances, des zones d'ombre... C'était la mission du service public d'offrir à un large public la recherche d'une vérité sur ceux qui, quoi qu'on en dise, sont encore associés au mot «collabo»: les harkis», s'est défendue, Patricia Boutinard-Rouelle, la directrice des documentaires de France Télévisions. Dans ce cas-là, les sujets qui fâchent des deux côtés de la Méditerranée, sont légion. Et en plus, il ne faut pas remonter aussi loin pour les identifier. Pourquoi ne pas tenter de crever, globalement l'abcès? L'affaire du diplomate Hasseni, celle des moines de Tibhirine, l'inscription de l'Algérie sur la liste noire des pays représentant de hauts risques terroristes...la liste est longue. Dans la foulée, la France dépêche sa secrétaire d'Etat au Commerce extérieur pour préparer le terrain à l'ex-Premier ministre de Jacques Chirac. Jean-Pierre Raffarin a été désigné par Nicolas Sarkozy, officiellement, pour renforcer les relations économiques entre Paris et Alger, moins d'un mois après qu'il ait déclaré sur les ondes de France Inter à propos du prochain remaniement que le futur gouvernement, français, devrait «aller beaucoup plus à l'international» (voir L'Expression du 23 août 2010). Les relations politiques entre la France et l'Algérie sont loin d'être au beau fixe et les sorties médiatiques de l'actuel ministre des Affaires étrangères n'ont fait que les exacerber. «La génération de l'Indépendance algérienne est encore au pouvoir. Après elle, ce sera peut-être plus simple», avait déclaré Bernard Kouchner dans une interview publiée le 20 février dernier, par le Journal du Dimanche. Au cours d'un point de presse, tenu à Alger dimanche, qui devait marquer la fin de sa visite en Algérie, Anne-Marie Idrac a circoncis son champ d'intervention. «Je vous indique, tout de suite, que nous n'avons pas parlé de problèmes politiques avec les différents interlocuteurs. Nous sommes d'accord pour avancer sur les sujets économiques et industriels d'une manière pragmatique et amicale», a-t-elle précisé, évitant de fait et, évacuant du coup, tout sujet qui pourrait fâcher. Et pourtant, sous la présidence de Jacques Chirac, l'Algérie et la France sont passées à deux doigts de la signature d'un traité d'amitié historique. L'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, qui avait l'intention d'écrire une nouvelle page entre les deux pays, a été marquée par l'exclusion de toute idée de repentance. La diffusion du documentaire, il y a deux jours, La blessure-La tragédie des harkis, par France Télévisions, a ravivé une blessure que la France n'a pas assumée. Les relations algéro-françaises sont loin de représenter un long fleuve tranquille, dès que l'on a l'impression que les choses commencent à aller mieux, l'Histoire s'en mêle...

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