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Qui paiera la facture?
EMEUTES DU SUCRE ET DE L'HUILE
Publié dans L'Expression le 11 - 01 - 2011

Spéculateurs et manifestants ont causé d'énormes dégâts...
Certains lobbies et autres adeptes de la formule «Laissez faire, laissez passer» ont, le temps d'une révolte passagère, caressé l'espoir de voir le gouvernement réviser sa composante. Ces tenants du capitalisme pur et dur croyaient qu'avec une bonbonne d'huile l'on pouvait créer un séisme politique, un Watergate à l'algérienne. Pure prétention! Certes, des capitalistes aux crocs acérés ont, au péril de la stabilité sociale, osé proposer des produits de première nécessité comme l'huile ou le sucre à des prix qui défient la raison. Ils ont attisé le feu. Un bidon d'huile à 950 DA a fini par exacerber la mouise des citoyens au maigre pouvoir d'achat. Cette audace, ou plutôt l'inconscience de certains producteurs, a tout simplement provoqué l'incendie dans un pays déjà à cran. Même si l'Etat aura été, un moment, démissionnaire faute de n'avoir suffisamment pas imposé les moyens de contrôle qui relèvent de ses prérogatives, fort heureusement, la dérive n'a pas eu lieu.
Les desseins machiavéliques des apôtres du crime économique n'auront pas abouti. Ces affameurs de peuple avaient pourtant tenté de justifier leur démarche en avançant moult prétextes comme le fallacieux argument de la flambée des cours des matières premières sur le marché mondial. Il faut dire que ces pêcheurs en eaux troubles ont bien trouvé leur compte dans un environnement économique où ils ont accaparé quelque 80% de la production nationale. Ce qui est particulièrement vrai pour un groupe industriel que l'on ne connaît que trop bien. Mais, et fort heureusement, encore une fois, ce n'est pas une vulgaire histoire d'huile de table qui aura eu raison de l'assise du gouvernement. Ce dernier a, en effet, réussi à maîtriser, in extremis, la situation.
Cette réaction salutaire du staff gouvernemental a au moins le mérite de démontrer que nos gouvernants ne sont pas à la solde de ces groupes de pression. Mieux, nos décideurs démontrent, l'on ne peut mieux, en préservant avant tout l'intérêt des citoyens, qu'aucune complicité douteuse ne mine la décision au sommet de l'Etat.
En revenant à de «meilleurs sentiments», la rue semble avoir compris cette réalité dans une Algérie où tout reste encore à construire, sinon à parfaire après que l'Etat ait engagé, au cours de ces dernières années, de titanesques projets de développement.
Ce retour au calme est à lui seul un gage de confiance entre gouvernants et gouvernés. Tout le reste est chahut. Or, ce blanc-seing qu'offre le peuple à l'Exécutif, doit absolument porter ses fruits, car nos ministres n'ont que quelques mois seulement pour sceller définitivement ce pacte social. Cette course contre la montre qui est engagée, n'est, du moins, pas en leur faveur. Ramener les prix du kilo de sucre et de cinq litres d'huile à respectivement 90 DA et 600 DA, est en soi une mesure fort digne. Néanmoins, cette dernière reste très aléatoire surtout que le temps ne manquera pas d'éroder l'effet immédiat de cette disposition.
«Que se passera-t-il dans huit mois?» se demande derechef, le commun des citoyens qui aura à affronter alors bien des occasions de dépenses, comme l'Aïd ou la rentrée scolaire après avoir consommé un mois sacré, réputé pour être budgétivore.
Bien des observateurs estiment, par ailleurs, que le délai de huit mois que s'impose le gouvernement pour gérer le marché des produits de première nécessité est peu convaincant. «La suppression des taxes durera huit mois, que se passera-t-il après?» s'interroge-t-on.
Aussi, serait-t-il plus judicieux de communiquer en langage franc avec les Algériens et leur décrire des plans autrement plus à même de juguler d'éventuelles crises à venir. En demeurant laconique dans ses communiqués, le gouvernement ne fait que prêter le flanc aux propagandistes et aux manipulateurs, voire aux spéculateurs de tout poil.
Mais même avant l'arrivée du Ramadhan, il faut s'interroger sur la partie qui devra payer la facture. Aucune estimation précise des dégâts n'est encore établie à ce jour, mais les pertes s'élèveraient à des centaines de milliards de dinars. Les entreprises et les particuliers qui sont assurés contre les dégâts causés par des émeutes sont les plus chanceux. Pour tous le autres, il faudra mettre la main à la poche. Tous les instigateurs et les acteurs des hausses inconsidérées des prix sont aussi au box des accusés et doivent rendre des comptes. Même au plan politique, le gouvernement ne peut pas faire l'économie de quelques délestages. Un remaniement s'impose. La question est de savoir quand il interviendra.


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