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Le gouvernement s'adapte-t-il à la réalité?
DES MINISTRES ADOPTENT UN NOUVEAU LANGAGE
Publié dans L'Expression le 28 - 02 - 2011

La levée de l'état d'urgence est-elle en train de redonner la parole aux ministres?
Décidément, le gouvernement cède à la pression de la rue en matière de communication. Un changement est constaté dans le nouveau vocabulaire de certains membres de l'Exécutif, en l'absence d'un porte-parole officiel du gouvernement. Des expressions taboues ont été utilisées cette semaine par deux ministres importants du gouvernement qui ont ainsi évoqué la guerre civile ou encore la perspective d'une présidence à vie de Bouteflika.
Cette nouveauté dans le discours n'est pas tout à fait une surprise mais elle revêt un caractère particulier dans un contexte particulier. Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, a cassé la monotonie, jeudi dernier, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Ould Kablia a évoqué la levée de l'état d'urgence, en soulignant que les choses vont changer concernant le traitement de ces détenus: «Actuellement, le fait que ces personnes soient placées en état de surveillance sous l'égide d'une autorité judiciaire, leur offre les garanties de faire appel, communiquer avec leurs avocats et recevoir des visites», a-t-il souligné.
Par le passé, les autorités n'ont jamais fait une tel aveu, se contentant de démentir les affirmations de l'opposition concernant l'existence de ces lieux. Autre sujet officiellement tabou et abordé par un ministre de la République est la succession à la présidence du pays. Jusque-là, le sujet n'est évoqué que par les partis politiques, y compris Ouyahia et Belkhadem qui font partie du gouvernement mais qui ont abordé le sujet sous la casquette de responsables de leurs formations. Et c'est le ministre des Affaires étrangères qui a brisé le tabou. Mourad Medelci, qui était invité par la chaîne parlementaire française (LCP), a répondu sans détour à la question de savoir si Bouteflika envisageait une présidence à vie. «Permettez-moi de dire que ça c'est plutôt une blague», a-t-il répondu. C'est la première fois qu'un officiel en parle dans un contexte où le silence domine. Apparemment, les révolutions tunisienne, égyptienne et celle en cours en Libye et dans d'autres pays du Moyen-Orient ont un impact sur le discours des officiels algériens. Mourad Medelci a expliqué que l'objectif premier de Bouteflika «était de ramener la paix et la Réconciliation nationale. Le deuxième objectif était de remettre l'économie sur le chemin de la croissance. Je crois que ces objectifs sont atteints et le président, quelle que soit la date à laquelle son mandat sera terminé, aura fait son parcours. Il nous appartient maintenant d'aller vers la relève». Là encore, c'est la première fois qu'un ministre évoque publiquement la succession du chef de l'Etat et la relève à la tête du pays. Medelci a, en outre, prononcé publiquement l'expression «la guerre civile» tant redoutée par les officiels pour désigner la période de violence armée qui a suivi l'interruption du processus électoral en 1991. «Lorsque le Président (Bouteflika) est arrivé en 2000, nous étions en train de vivre encore les dernières phases de la guerre civile.»
Toutefois, ce n'est pas la première fois qu'un ministre brise un tabou et ce, notamment depuis le remaniement gouvernemental du 24 mai 2010. Au lendemain de la succession de Zerhouni à la tête du département de l'intérieur, Daho Ould Kablia rompait avec le discours monotone de Zerhouni. Le successeur de Chakib Khelil, Youcef Yousfi à la tête du département de l'énergie et des mines a également cassé certains tabous allant jusqu'à reconnaître l'ampleur du scandale Sonatrach en le qualifiant de «grave et inacceptable». Ce qui n'était même pas envisageable à l'époque de Chakib Khelil lui qui attribuait ce scandale à une création des médias. Ce changement en matière de communication répond-il à une stratégie réfléchie où est-il le fruit d'un contexte national et régional particulier ou les deux à la fois? Au demeurant, certains ministres se comportent avec méfiance par crainte de désaveu immédiat, vu le contexte tendu de la situation sur tous les plans.
Le vice-Premier ministre en a vérifié les effets à ses dépens. Le 2 février dernier, il a affirmé que de l'état d'urgence ne sera pas levé et que la question n'était pas à l'ordre du jour. Or, le 3 février, le Conseil des ministres a décidé la levée de cette mesure. Suprême désaveu.


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