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Attention au retour du bâton !
constat d'experts : si la crise financière persiste, la baisse de la demande mondiale affectera l'Al
Publié dans Liberté le 13 - 05 - 2009

Les effets de la tempête financière auraient été moindres si les pays du Maghreb avaient constitué un bloc économique.
“Le défi pour l'économie algérienne durant l'année 2009 est de gérer l'impact de la baisse des prix des hydrocarbures.” C'est ce qu'a affirmé hier le directeur général du Trésor, M. Hadj Baba Ami, à l'ouverture du cinquième Forum international de la finance (FIF), organisé à l'hôtel El-Aurassi (Alger), par le Forum des compétences algériennes en Suisse (FCAS). “Compte tenu des incertitudes qui pèsent sur l'économie mondiale, l'année 2009 constitue pour nous une année d'observation”, souligne Baba Ami. Le directeur général du trésor relève que l'Algérie enregistre, depuis 2000 des performances appréciables, plus particulièrement par une accélération de la croissance hors hydrocarbures, dopée par les dépenses publiques. Les tendances économiques et financières, observées depuis 2000, indiquent le confortement des principaux indicateurs, avec 2008 comme la meilleure année de la période, en termes d'accumulation d'épargne budgétaire et de position extérieure de l'Algérie. Malgré un environnement international très défavorable marqué par la crise économique d'une ampleur sans précédent, le taux de croissance du produit intérieur annuel pendant les cinq dernières années a été de 3%. Hors hydrocarbures, la croissance a été de 6%. Le directeur général du trésor affirme que les recettes de la fiscalité ordinaire sont progression de 30% durant le premier trimestre 2009, “grâce au dynamisme de l'économie algérienne hors hydrocarbures”. L'inflation est restée sous contrôle, avec un taux moyen pour la période de 3%. Le remboursement anticipé de la dette extérieure a épargné à l'économie nationale des transferts des devises au titre du service de la dette et du renchérissement des taux d'intérêts observés sur le marché financier.
La reconstitution des réserves de change à niveau équivalent à 36 mois d'importation de biens et de services, qui est conjuguée à un faible endettement, réduit la vulnérabilité extérieure de l'Algérie. La “gestion prudente” de l'ensemble des avoirs en devises du pays par la Banque d'Algérie, selon des règles très strictes obéissant aux principes de sécurité et de liquidités, “a permis la préservation de ces réserves”, souligne M. Baba Ami. Le directeur général du trésor a ajouté que la constitution d'une épargne budgétaire, abritée dans le Fonds de régulation des recettes, assure une viabilité à moyen terme des finances publiques. Les ressources du Fonds de régulation des recettes, au 12 mai 2009, ont atteint 4, 280 milliards de dinars (l'équivalent de 60 milliards de dollars). Au rythme de dépenses actuelles, ce niveau d'épargne sécurise les dépenses publiques d'équipements. La dette publique interne a été ramenée à 7% du PIB à fin 2008. L'encours de la dette publique interne a atteint 734 milliards de dinars, contre 1 044 milliards de dinars en 2007. M. Baba Ami affirme, par ailleurs, que le financement en dinars de grands projets d'investissements conforté par le renforcement des fonds propres des banques publiques a atténué la vulnérabilité des entreprises aux incertitudes du marché financier et aux charges et amélioré la rentabilité des banques. Ensuite, affirme le directeur général du trésor, “la non-convertibilité du dinar pour les opérations en capital a évité, dans les conditions de développement et de faible diversification de notre économie, de nous positionner dans une grande incertitude”. C'est le constat fait par M. Baba Ami, sur le dossier relatif au fonds souverain, qui aurait, dans le contexte actuel, mené l'Algérie à engager ses ressources financières dans des “actifs financiers incertains”.
“À moyen terme, les conséquences seront plus douloureuses”
“À court terme, les pays en développement dont les pays du Maghreb peuvent se sentir à l'abri”, a estimé pour sa part M. Dhafer Saïdane professeur à l'université de Lille (France). Système financier relativement déconnecté des systèmes financiers des pays dits développés ; monnaies non encore totalement convertibles, marchés financiers relativement moins exposés, globalement peu d'entreprises cotées, paradoxalement, tous ces retards peuvent apparaître à l'heure actuelle comme une chance. “Cependant, a averti le professeur de l'université de Lille, à moyen terme les conséquences seront plus douloureuses.” Le conférencier avance plusieurs raisons. L'Union européenne va connaître une récession en 2009, avec quasiment -2% de croissance du PIB. Or, l'UE est le premier investisseur direct étranger (IDE) au Maghreb. 80% des échanges du Maghreb s'effectuent avec l'union européenne. Si la demande chute dans le continent européen – ce qui est attendu –, les entreprises maghrébines se retrouveront avec des carnets de commandes allégés voire vides dans certains secteurs. Si la croissance est touchée en Europe, elle le sera nécessairement au Maghreb via, entre autres, la baisse de l'IDE et du commerce. “Techniquement, outre la baisse des recettes touristiques et des transferts des émigrés, il y a au moins deux autres canaux par lesquels la crise mondiale touchera les banques des pays du Maghreb”, a ajouté M. Dhafer Saïdane.
Le professeur à l'université de Lille indique que le coût de la crise pour les pays du Maghreb sera plus élevé dans la configuration actuelle, c'est-à-dire celle d'une “UMA abstraite” non encore opérationnelle. Ce coût aurait était nettement moindre, car mutualisé, dans le cas d'une “UMA concrète” et effective. M. Dhafer Saïdane estime que les pays du Maghreb doivent poursuivre leur stratégie prudente de libéralisation financière à l'instar de ce qu'avait fait la Corée du Sud dans les années 1980. “Les privatisations bancaires maghrébines doivent se poursuivre. Les banques maghrébines doivent demeurer au service du développement de l'économie réelle. Elles doivent poursuivre leur mission d'animation, de conseil et de financement de leur tissu entrepreneurial. Elles ne doivent pas succomber aux sirènes d'une industrialisation démesurée de leur processus de production et continuer à servir la croissance réelle”, souligne M. Dhafer Saïdane.
M. R.


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