Les habitants de Belaas, une commune adossée aux monts de l'Ouarsenis sur une superficie de 127 km, souffrent de l'enclavement et de l'absence d'infrastructures de base. En matière de transport, aucun bus privé ou public n'existe et cette situation profite surtout aux taxis clandestins qui assurent quasiment seuls le transport à 200 DA. À cette rareté des moyens de transport, s'ajoute l'état du réseau routier exigu, notamment le chemin de wilaya no 65 qui est impraticable alors qu'il est très fréquenté par les usagers. Par ailleurs, l'absence d'un lycée oblige les élèves à parcourir des kilomètres pour rejoindre les établissements des communes limitrophes. Sur le plan des structures sanitaires, on enregistre l'existence d'un dispensaire qui fonctionne avec un médecin et un infirmier mais qui est loin de répondre aux cas urgents. D'ailleurs, plusieurs parturientes ont accouché sans assistance médicale ou ont été contraintes à parcourir 60 km pour rejoindre l'hôpital. Selon le maire de Belaas, cette localité n'a bénéficié d'aucun soutien dans le domaine de l'élevage. Cet état de fait a poussé les jeunes habitants des douars à travailler dans les plantations de pomme de terre localisées à El-Abadia et El-Amra. Pour sortir Belaas du sous-développement dont elle souffre, les autorités de la wilaya se sont focalisées sur l'hydraulique en réalisant un forage géant au lieudit Sidi Bouziane et la mise en terre de 4 000 plants d'oliviers sur une superficie de 8 hectares. Depuis, l'arboriculture et la viticulture sont devenues florissantes dans cette région humide. Cela a fait sortir partiellement une partie de la population de la pauvreté.