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REFLET CULTUREL
Hommage à Brahim Izri : un artiste parti trop tôt
Publié dans Liberté le 15 - 01 - 2013

Brahim Izri est né un douze janvier 1954 au sein même de la zawiya Cheikh Oubelqacem, dans le arch d'Ath Yenni, au soir de la célébration traditionnelle de Yennayer. Une date toute prémonitoire. C'est depuis ce lieu mythique où il grandira que Brahim fera ses premières classes. Ce qui lui vaudra de devenir une icône dans le champ artistique de Kabylie. Il n'oubliera jamais de célébrer son lieu de vocation naturel où se déroulent encore aujourd'hui, et régulièrement, de véritables séances de psychanalyse. C'est un monde magique qui s'offre aux nombreux visiteurs qui affluent chaque jeudi après-midi. On n'y enseigne aucune discipline ecclésiastique. C'est est un lieu où les visiteurs se ressourcent aux tonalités amplifiées d'une combinaison particulière des basses traditionnelles que sont les amendayer (bendirs) au fond desquels vibrent des cordes qui renvoient l'écho de leurs sons en zigzag. Les corps balancent alors au rythme de l'ambiance musicale. Brahim Izri y apprendra et comprendra que la musique est un savoir thérapeutique attesté aujourd'hui par la science moderne. Sa musique, très personnifiée par le milieu duquel il a émergé, portait en elle, dès le commencement, des pointes qui la prédisposaient à traverser les frontières. Il poussera encore plus loin les limites de son espace immédiat, s'en allant porter le genre dans d'autres contrées. Il le fait découvrir à l'enchantement de ses diverses rencontres et tente même de le faire classer par l'Unesco. Il finira, d'ailleurs, par le faire coupler en duo sur des mosaïques de chants de diverses cultures. La plus mythique d'entre ces mosaïques fut “Tizi Wezzu", une magnifique adaptation de “Sans Francisco" qu'il fredonnera avec son auteur Maxime Leforestier. Ces rencontres heureuses ont donné naissance à un genre hybride de musiques et de textes cadrés dans une parfaite harmonie. C'est dire que pour Brahim rien n'est véritablement étrange ni étranger entre les hommes et leurs cultures. Pour lui, les cultures ne sont que différentes et surtout pas antagonistes. Sur des plateaux de télévision, où il était souvent invité, maîtrisant précisément la langue française et taillé dans un calme olympien, Brahim présente le panoramique de la chanson kabyle dans ses nombreuses missions de service de la société. Il le fera avec force analyses. Aujourd'hui, et selon ses propres veux, l'icône repose dans la vaste cour du lieudit Cheikh Oubelqacem, au contrebas d'une route nationale, depuis le 3 janvier 2005, date de son tragique décès suite à une longue maladie.
A. A.
([email protected])


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