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...PORTRAIT...
Zoukh Abdelkader
Publié dans Liberté le 03 - 11 - 2013

Il y a des noms qui vous mette dans des dispositions favorables vis-à-vis des personnes qui les portent, d'autres, en revanche, vous rebutent et vous mettent en garde. Ainsi, en est-il de Zoukh Abdelkader, ci-devant wali d'Oran et présentement wali d'Alger. Zoukh : littéralement "Vante-toi". Comment ne pas être méfiant quand vous rencontrez un wali au nom pareil ? Déjà la fonction est hégémonique et si en plus le wali se vante, y a de quoi dégoûter le plus brave. J'étais dans ces dispositions d'esprit quand j'ai rencontré Zoukh à la wilaya d'Oran dans le cadre d'un déjeuner en l'honneur de je ne sais plus qui. Vous vous attendez à un fort en gueule, à un prétentieux qui se la joue et qui vous toise du haut de son fauteuil rembourré de wali, et vous vous retrouvez en face d'un homme direct à la limite abrupte aux manières peuple, ce qui n'est pas pour me déplaire. Vous voulez un exemple ? Le voici : comme l'un des invités mangeait avec parcimonie, Zoukh, qui était à ses côtés, l'apostropha : "Hé quoi, vous ne mangez rien mon ami !" Et il le rabroua en lui intimant l'ordre d'ingurgiter ses mets : "Mange, c'est très bon pour la santé!" Le convive, un étranger très policé, s'exécuta sans doute plus par peur que par politesse. Au fur et à mesure qu'il avalait la nourriture sous l'œil implacable de Zoukh, ses yeux sortaient de leurs orbites. Grâce à Dieu, Zoukh, sollicité sur sa droite, oublia le malheureux qui arrêta net d'avaler. Je me tordais de rire intérieurement en suivant le manège. Cette anecdote, aussi réductrice qu'elle soit, résume à elle seule le style du wali Zoukh : un homme sans fioritures, accueillant et aimable. Mais d'une amabilité qui n'a rien de sirupeuse, oh que non, ce n'est pas celle de l'homme politique qui veut vous séduire avant de vous réduire, c'est celle d'un homme de zaouïa, mais sans le côté mielleux. À Oran, Zoukh était le premier levé. Dès 5 heures du matin, qu'il pleuve ou qu'il vente, il sillonnait les rues et les quartiers pour avoir le regard du citoyen. Mais son plaisir, c'était le suivi des chantiers. Il adore trouver la verrue, le petit grain de sable. Et là, il devenait intraitable : il rompait le contrat de l'entrepreneur même si le fautif appartenait à un réseau puissant. C'est ainsi qu'il est devenu la bête noire des lobbies oranais qui n'avaient plus qu'un objectif : abattre cet homme insensible à l'argent, insensible à la gloire, insensible aux interventions. On lui fabriqua des dossiers, on manipula ici et là et voilà Zoukh éjecté d'Oran pour Médéa. Juste pour une année, car en haut lieu, après contre-enquête, on se rendit compte que l'homme était innocent, victime d'une cabale de clans mafieux. Et c'est ainsi qu'il fut nommé à la tête de la wilaya de Sétif. Aujourd'hui, il est intronisé wali d'Alger. L'exécutif, les entrepreneurs ainsi que les élus vont connaître la devise de Zoukh : "Dans le travail, on n'a pas d'amis. Et que ça bouge !" Justement les Algérois adorent le rythme...
H. G.
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