Aujourd'hui ces fameux chantiers de restaurations pour lesquels une autorisation de programme prévoyait quelque 120 milliards de centimes destinés aux travaux de 420 immeubles, semble marquer le pas et révéler des problèmes peu évoqués jusqu'ici. Il y a un peu plus d'un an, l'annonce et le lancement d'un vaste programme de restauration des vieux immeubles du centre-ville d'Oran, avait suscité un grand intérêt du côté des artisans, des entreprises y compris du côté du mouvement associatif et de la population résidente. Cette volonté de redonner des couleurs aux façades défraîchies, faire revivre le riche patrimoine immobilier de la deuxième ville d'Algérie dont le référent a toujours été son centre-ville haussmannien et son front de mer d'architecture art-déco des années 1950, a été appuyé par des fonds publics. Si au départ on a parlé de quelques immeubles concernés, on est passé rapidement de 400 à 600 puis à 800, sans que pour autant on connaisse les critères de sélection desdits immeubles à restaurer. Ce qui avait été évoqué alors par les autorités locales, était de dire des "immeubles à haute valeur architecturale", sans donner plus de détails sur les critères de classement. Et c'est ainsi que les échafaudages ont fleuri un peu partout, et que la découverte de façades rénovées et restaurées en a ravi plus d'un à Oran, donnant en effet un nouveau cachet à la rue Larbi Ben M'hidi, notamment. Ce fut le temps de l'installation de sociétés étrangères spécialisées en restauration-réhabilitation venant d'Italie, d'Espagne où d'autres pays ayant opté pour la création de société mixtes de droit algérien. Mais aujourd'hui ces fameux chantiers de restauration pour lesquels une autorisation de programme prévoyait quelque 120 milliards de centimes destinés aux travaux de 420 immeubles, semble marquer le pas et révéler des problèmes peu évoqués jusqu'ici. Pourtant par le passé, des prémices ont été perceptibles avec des "arrêts de travail" sur certains de ces chantiers, de la part des ouvriers algériens qui se plaignaient des retards de paiement des salaires et du non-respect de la législation du travail. Des difficultés financières qui auraient pour origine des retards importants dans le règlement des situations financières, posant d'autant des questions liés aux contrats et au suivi des travaux par le maître d'ouvrage. Aujourd'hui, derrière la pléthore d'échafaudages, des travaux sont à l'arrêt, d'autres fonctionnent au ralenti quand certains n'ont même pas démarré. Et pour corser le tout, les récentes averses ont déjà mis en lumière la mauvaise qualité des travaux d'étanchéité et d'évacuation des eaux de pluie qui se sont infiltrées à l'intérieur des cages d'escalier, provoquant des dégâts importants sur la restauration intérieure de ces cages. Là encore il est question de suivi de chantier et de contrôle qui mettent à mal la conduite de ces chantiers de restauration. D. L Nom Adresse email