Laraba défend son projet    Le sujet suscite peu d'intérêt    L'ANP élabore le plan de vigilance    Sans Zeghmati    Hausse attendue des prix des viandes blanches    Le parlement accorde la confiance aux ministres proposés    «L'Afrique doit rester unie pour réformer le Conseil de sécurité»    Deux communautés rivales signent des "accords de paix"    Report des candidatures aux postes de souveraineté en Libye    Zetchi recalé par la FIFA    "Je serai de retour dans une à deux semaines"    Ifticène jette l'éponge    Reprise dimanche après la fin du 2e regroupement    Inquiétante hausse de la cybercriminalité    Cap sur le renforcement de la couverture sécuritaire    Le personnel de la santé prêt pour l'opération    Le plasticien El-Bahi Belkheiri célèbre le berceau de l'humanité    Les rapports franco-algériens entre histoire et mémoire    Le rôle du poète au sein de sa cité    Hommage à cheikh Abdallah Guettaf    Création d'un prix littéraire au nom de la poétesse Oum Siham    Couleurs et douleurs, nouveau recueil de nouvelles de l'écrivain Boubakr Kadri    Walid Sadi candidat à la présidence a la FAF    Conservation foncière de Bab Azzoun : Une année pour la délivrance d'un négatif    Cité AADL 5000 logements (Réghaïa) : Insécurité et manque d'éclairage    Premier League : Défaite surprise de Man United face à la Lanterne rouge    Aouar dans le viseur de la Juventus pour cet été    Oran : L'association des opérateurs économiques tire la sonnette d'alarme    Milan AC : Bennacer de retour à l'entrainement    Sidi Chami, El-Ançor et Bir El-Djir: Près de 36 millions de dinars pour de nouvelles cantines scolaires    Ancien chargé de mission à la présidence: Laagab répond à ses détracteurs    Point de rupture ?    Les «zones d'ombre» sont-elles dans nos têtes ?    Pour booster la filière des agrumes à Misserghine: Vers l'exploitation des sources d'eau dans l'irrigation    Le génie du virus    Ils réclament le droit au logement et aux projets de développement: Les habitants de Tafraoui protestent    Ferdjioua: Le libraire Ferhat Kaoula n'est plus    Le professeur Laraba présente sa copie    Le RND propose des amendements substantiels    Reddition d'un terroriste et arrestation de 3 éléments de soutien    Fin du débrayage, reprise du travail le 31 janvier    6 décès et 262 nouveaux cas en 24 heures    Le FMI prévoit un baril à 50 dollars en 2021    Tinhinane Laceb retrouvée morte    L'engagement de Rolls-Royce    Les ambitions ailées de General Motors    Pour «incitation à l'insurrection»: L'acte d'accusation de Trump déposé au Sénat    Appel à la levée des sanctions économiques contre la Syrie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Son rassemblement s'est tenu dans la capitale sans incident
Barakat impose le droit de manifester à Alger
Publié dans Liberté le 16 - 03 - 2014

Ils étaient des dizaines à se retrouver à la place Audin pour dire non seulement leur refus à un 4e mandat pour Bouteflika, mais aussi pour exiger le départ du système.
Interdites depuis le 18 juin 2001, au lendemain de la marche du 14 juin initiée par le Mouvement citoyen de Kabylie, les manifestations dans la capitale sont de retour. Treize ans après, les animateurs du mouvement Barakat ont pu, au bout de seulement trois tentatives, imposer le droit de manifester dans la capitale. Ce qui était jadis un bunker bien gardé par des milliers d'éléments des services de sécurité est finalement ouvert à la manifestation publique. Le mouvement Barakat a tenu hier son sit-in qui s'est déroulé dans le calme et sans aucun incident. Ni heurt, ni arrestation et point de matraque. Aucune intervention des policiers, pourtant présents en masse.
Ils étaient, en effet, des dizaines de personnes à se retrouver à la place Audin pour dire non seulement leur refus à un 4e mandat pour Bouteflika, mais aussi pour exiger le départ du système. Contrairement aux dernières manifestations initiées par le mouvement Barakat, celle d'hier a été tolérée par les autorités. Même si la police était au rendez-vous, aucune arrestation n'a été enregistrée durant toute la durée de la manifestation. Est-ce une nouvelle manière de gérer "démocratiquement" les foules ? Cette réaction de la police, moins agressive à l'égard des manifestants, était prévisible. La dernière sortie médiatique du général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale, qui s'est justifié à propos des multiples arrestations musclées des opposants à un 4e mandat pour l'actuel chef de l'Etat et, visiblement, le message du quai d'Orsay, soutien avéré au régime de Bouteflika, de voir respecter "la liberté de la presse et d'expression en Algérie", ont peut-être eu leur effet en haut lieu. Moins nombreux, les policiers ont formé un cordon devant le portail de la Faculté centrale pour contenir les manifestants. En face, plusieurs autres dizaines de personnes assistent à la scène, mais hésitent à rejoindre la manifestation. Durant plus d'une heure, les manifestants ont scandé à tue-tête leurs slogans. "Ni Oujda ni DRS, l'Algérie est la base", "50 ans Barakat", "Ulac smah ulac", "Pouvoir assassin", "Non à un 4e mandat", "Système dégage", "L'Algérie n'est pas un royaume", tels étaient, entres autres, les slogans entonnés par les manifestants, entrecoupés, de temps à autre, par l'hymne national ou des chants patriotiques. Après une tentative de franchir le cordon sécuritaire pour donner le là à une marche, les animateurs se sont résignés à rester sur place et tenir dans la sérénité leur sit-in. Pendant ce temps, les policiers ne s'occupaient que de la circulation. Ils invitaient les présents à rester sur les trottoirs pour "ne pas gêner la circulation automobile". Et à un jet de pierre de la place Audin, soit à la Grande-Poste, d'autres manifestants appellent, eux, à un boycott massif de l'élection du 17 avril. Il s'agit des familles des disparus.
"La gestion démocratique des foules mise cette fois-ci sur l'usure", a commenté un des manifestants. Après plus d'une heure sur place, les animateurs de Barakat ont invité les présents à se disperser dans le calme. Ils ont promis de revenir dans les prochains jours. Même si Bouteflika et le système politique qu'ils ont invités à partir sont toujours là, Barakat vient de gagner une bataille.
Celle de reprendre l'espace public pour une expression citoyenne libre. Et c'est justement là que réside le sens de cette victoire.
M M
Nom
Adresse email


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.