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Ouverture du procès de l'affaire des faux bacs à Oran
10 ans de prison requis contre le principal accusé
Publié dans Liberté le 25 - 03 - 2014

Après deux précédents reports, le tribunal correctionnel près la cité Djamel à Oran a enfin ouvert les débats, hier matin, dans l'affaire dite des faux bacs qui a tant défrayé la chronique locale et judiciaire. Alors que certains avocats ont à nouveau tenté, hier, d'obtenir un 3e report au prétexte que certains des inculpés sous la menace d'un mandat d'amener venaient juste de se présenter, la présidente du tribunal refusera et entamera l'audience aussitôt.
Ainsi, durant toute cette journée et probablement jusqu'à aujourd'hui, ce ne sont pas moins de 89 inculpés, sur un total de 122, qui devront se succéder à la barre entre étudiants et leurs parents qui s'étaient procuré, "moyennant des cadeaux", de fausses attestations de bac et de faux relevés de notes pour s'inscrire à l'université. Les "faiseurs de miracles" comme décrit par la presse, présentés comme les principaux organisateurs du système de fraude, n'étaient plus que trois, hier, à répondre aux questions du magistrat. Ceux-ci sont d'ailleurs inculpés de faux et usage de faux, principalement. Un gardien d'un CEM désigné comme la plaque tournante du trafic pour obtenir de faux bacs et relevés de note sur mesure, qui, après avoir pris la fuite en Espagne, a été rattrapé par Interpol qui le livrera à la justice algérienne. Parmi les cadeaux que ce dernier aurait reçu pour ses services, des enveloppes sonnantes et trébuchantes, des PC, des portables...
Le second inculpé, un agent de l'académie jouant, semble-t-il, le rôle de rabatteur et un ancien inspecteur d'académie devenu, entre-temps, élu dans une commune. Ce dernier contestera fortement sa participation au trafic, expliquant s'être simplement contenté d'accompagner le fils d'un ami à l'université et qui avait obtenu son bac en candidat libre. Pour les deux autres, désignés par les étudiants durant l'instruction comme étant ceux qui leur ont permis d'obtenir de faux diplômes, ils ont bien tenté de nier les faits sans trop de conviction. S'en suivra ensuite la longue audition des dizaines d'élèves et, parfois, même de leurs parents qui devront s'expliquer par quel moyen ils ont pu accéder à l'université alors qu'ils avaient échoué à l'examen du baccalauréat.
C'est ainsi que certains de ces jeunes, majoritairement issus de milieux aisés, de grandes familles d'avocats ou de médecins, ont soutenu qu'après avoir échoué à l'épreuve du baccalauréat, ils avaient demandé des recours ou un rattrapage, ce qui fera dire au magistrat : "Mais vous savez que cela n'existe pas pour le bac ; et les documents qu'on vous a demandé en contrepartie, ce n'est pas pour cela ?... Vous le saviez aussi ?"
C'est souvent par un silence ou des bribes d'explications presque inaudibles qui sortiront de la bouche de ces "faux étudiants" tentant de dire qu'ils avaient appris que le gardien du CEM aidait pour les recours. Pour leur majorité, après s'être fait établi des faux bacs et faux relevés de notes, ils n'ont pas été en mesure de poursuivre leurs études.
Comme ce jeune homme qui, après son échec au bac, se fera quand même octroyer une moyenne de plus de 16 pour s'inscrire en faculté de médecine. Autre cas révélateur de la mentalité générale dans ce milieu, c'est un autre jeune homme qui, inscrit à l'université de Sidi Bel-Abbès, ne dépassera pas les 4 mois d'études. Pourtant il arrivera via un transfert à s'inscrire en 4e année à la faculté de droit à Oran, faisant sourire les avocats dans le prétoire.
Alors qu'en milieu d'après-midi, l'on attendait la comparution de ceux qui, diplômés aujourd'hui, ont eu recours au même procédé de faux bacs, d'aucuns s'interrogent sur l'absence à ce procès des cadres de l'université. Au départ, ils étaient bien plusieurs à avoir été entendus, inculpés et placés sous contrôle judiciaire, soupçonnés d'avoir participé au trafic, mais au fil des mois et des auditions, ils ont été innocentés.
Au terme des débats et des auditions de tous les étudiants présents, le procureur a finalement demandé dix ans de prison ferme pour le gardien du CEM, principal inculpé, trois ans fermes pour trois travailleurs de l'université et deux ans de prison ferme pour l'ensemble des étudiants. Quant à ceux qui sont toujours en fuite, c'est également une peine de trois ans de prison ferme par contumace qui a été requise.
D. L
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