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Il a mis en déroute les redoutables peshmergas kurdes
Abou Bakr al-Baghdadi, le calife à la Rolex, a supplanté Ben Laden
Publié dans Liberté le 05 - 08 - 2014

Ses combattants équipés de bric et de broc en 24 heures et de 4/4 ont démystifié l'invincibilité des peshmergas considérés comme le seul rempart à l'avancée des djihadistes en Irak. Les peshmergas kurdes ont reculé face à leur première offensive. Abou Bakr al-Baghdadi, le "calife à la Rolex", qui a pris le principal barrage d'Irak, un gisement pétrolier et trois villes supplémentaires dans le nord de l'Irak, contrôle ainsi l'eau qui alimente villes et exploitations agricoles, dont la capitale Bagdad. Ce sérieux revers pour les peshmergas, qui représentaient une des rares forces encore capables de combattre en Irak et qui avait jusqu'ici réussi à résister aux djihadistes qui veulent modifier les frontières de la région, est infligé par Abou Bakr al-Baghdadi, qui estime les portes de Bagdad désormais ouvertes. Portrait de ce "calife" qui affectionne les montres Rolex. Il était pratiquement inconnu jusqu'au mois de juin lorsqu'il a proclamé son "califat" sur l'Irak et la Syrie. On savait qu'il était à la tête de l'EIIL, mouvement djihadiste né dans le sillage de l'insurrection contre le régime de Bachar-al-Assad. Sorti du néant, Abou Bakr al-Baghdadi est d'ailleurs surnommé "al-shabah", le fantôme. Prémonitoire, le chef djihadiste s'est nommé Abou Bakr al-Baghdadi, en référence au premier commandeur des croyants, Abou Bakr as-Siddik. Aujourd'hui, il règne sur presque la moitié de l'Irak avec environ 10 000 combattants, et sur une partie de la Syrie avec à peu près 7000 hommes. Il a fait son chemin à partir de Fallouja, ville irakienne sunnite en rébellion contre Bagdad depuis l'invasion américaine en 2003. Abou Bakr al-Baghdadi s'y est implanté en début d'année et a fédéré tous les sunnites contre les discriminations chiites, notamment d'anciens militaires de Saddam Hussein, d'anciens cadres du parti Baas du même Saddam et des chefs de tribu. Après avoir libéré tout l'Irak sunnite, coincé entre le Kurdistan, les frontières syrienne et Bagdad, Abou Bakr al-Baghdadi s'est autoproclamé "calife", "commandant suprême de tous les croyants dans l'ensemble du monde musulman" ! Rien que ça. Et il s'attaque aux chiites, aux chrétiens, aux laïques et à tous ceux qui se mettent en travers de son chemin. Il menace Damas, Téhéran, Riyad et l'Occident, supplante Oussama Ben Laden sur la Toile et les réseaux sociaux, mais c'est l'ennemi intime du chef d'al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, l'Egyptien. Il dispose d'une manne financière supérieure à un milliard de dollars, selon des estimations convergentes, et sa tête est mise à prix par Washington à 10 millions de dollars. Pour la Maison-Blanche, Abou Bakr al-Baghdadi est le djihadiste le "plus puissant de tous les temps", l'homme le plus dangereux au monde. Barack Obama n'hésite pas à en faire le successeur de Ben Laden dont le cadavre a été jeté aux poissons dans la mer Rouge par ses forces spéciales, après qu'elles l'aient enlevé au Pakistan, à la barbe de leurs "puissants" services. Le djihadiste de l'ombre, fasciné par la dimension de son nouveau pouvoir, cherche maintenant à se faire connaître à ses sujets et au reste du monde, mettant à profit ses éclatantes victoires. Il fait comme Oussama Ben qui était un accro à l'image. Ibrahim al-Badri al-Samarraï, de son vrai nom, est né en 1971 dans la ville irakienne et sunnite de Samarra. Il a étudié à l'université islamique de Bagdad dans les années 1990 et devient par la suite un prédicateur salafiste qui enseigne la charia dans plusieurs mosquées irakiennes. Son expérience du djihad débute après l'invasion américaine en 2003 quand il rejoint la branche irakienne d'al-Qaïda sous le commandement du Jordanien al-Zarkaoui. Il est ensuite arrêté par les forces spéciales américaines et emprisonné dans le camp de détention de Bucca en Irak où il restera pendant quatre ans. Dès sa sortie de prison, il forge sa réputation de sanguinaire dans les maquis islamistes syriens où il a multiplié ses actions terroristes contre le mouvement al-Nosra, la franchise syrienne d'al-Qaïda. En 2010, il prend la tête de l'EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant) qui a chassé al-Qaïda de l'Irak. Ses combattants mènent la guerre sur deux fronts : en Syrie, où ils combattent les forces du régime de Bachar al-Assad, les opposants laïques et les djihadistes du front al-Nosra ; en Irak où ils s'opposent aux forces du Premier ministre Nouri al-Maliki et dorénavant aux peshmergas kurdes.
D. B.
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