Selon le P/APC de cette commune, la situation est plus grave, car même les eaux usées de l'abattoir de la ville d'El-Eulma se déversent dans l'oued qui traverse la commune d'El-Eulma, menaçant ainsi la santé publique. Les habitants du village El-Zaouïa (commune de Bazer Sakhra, à l'est de Sétif) dénoncent la dégradation de leur cadre de vie et l'indifférence des responsables locaux. Selon les dires des habitants, El-Zaouia est plus que jamais menacée par une catastrophe écologique imminente en raison de la pollution. "Les eaux usées de la cité LSP et l'agglomération d'Oued Sergue d'El-Eulma se déversent dans l'oued qui passe à proximité de notre village. En plus des odeurs nauséabondes, cela représente un véritable danger pour notre santé et celle de nos enfants", dira un représentant des habitants. Pis, nos interlocuteurs jettent un pavé dans la mare en dénonçant les agissements du propriétaire d'un abattoir clandestin situé près de la voie ferrée à El-Eulma. Selon les protestataires, ce dernier profite de cette situation pour se débarrasser du sang des bœufs égorgés dans son abattoir. "En dépit des multiples cris de détresse lancés pour demander aux responsables de mettre fin à cette situation, celle-ci n'a pas changé d'un iota. Ils nous ont promis de saisir la direction de l'environnement, en vain", affirment plusieurs habitants du village. Selon le P/APC de cette commune, la situation est plus grave, car même les eaux usées de l'abattoir de la ville d'El-Eulma se déversent dans l'oued qui traverse la commune d'El-Eulma, menaçant ainsi la santé publique. Les habitants de ce village précisent également que leur village est dépourvu de toute commodité, à commencer par l'eau potable. "Pour s'approvisionner en eau potable, nous devons acheter des citernes à 1000 DA", nous dira un habitant, tout en ajoutant que les agents de l'APC ne passent que rarement pour le ramassage des ordures. Les parents d'élèves de la localité d'El-Zaouia dénoncent, quant à eux, le manque de transport scolaire. En effet, cette carence qui pousse les élèves, notamment les jeunes filles, à la déperdition scolaire les inquiète beaucoup. "Nos enfants parcourent chaque jour plus de 4 km à pied pour rejoindre leurs établissements. Ils sont toujours en retard. Cette situation qui dure depuis des années se répercute sur leurs résultats scolaires." Par ailleurs, dans le domaine de la santé, la salle de soins du village ne fonctionne que 3 heures par jour. "Ici, il n'y a qu'un seul infirmier qui n'assure que les pansements et les injections. Les malades sont obligés de se rendre au chef-lieu de la commune ou à El- Eulma, ce qui n'est pas facile, notamment la nuit à cause du manque de transport", nous dira un citoyen. Amar LOUCIF