Polisario: L'élargissement du mandat de la Minurso, un impératif compte tenu les derniers développements    ONU: l'Algérie réalise de "grandes avancées" dans la promotion des droits des handicapés    Barça : Le président par intérim regrette que Messi soit resté    Real : Une réunion de crise sans la présence de Zidane ?    Réassurance: la CCR augmente son capital à 25 milliards DA    À l'aune de l'économie de la connaissance    Dans l'attente des 6 000 logements AADL    Un an de prison ferme et 100 000 dinars requis par le procureur    El-Guerguerat: la violation marocaine du cessez-le-feu largement condamnée    Quand la vérité est absente, les menteurs dansent !    La guerre de libération "ne s'arrêtera qu'avec la fin de l'occupation marocaine"    Défilé d'anciens ministres au tribunal de Sidi-M'hamed    Retour du Président, ingérences et détenus d'opinion    Le cas de Koukpo et Ngombo réglé    L'EN fin prête    Changement attendu dans la fabrication automobile    Du nouveau pour la petite enfance    Que faire ?    Même la précarité choisit ses victimes !    Lynda Lemay revient avec 11 nouveaux albums de onze titres    Notre-Dame de Paris accueille un concert de Noël    Un décembre en cinéma    Une simple formalité pour les Mouloudéens    Programme    Damerdji "favorable" à un retour limité du public    Poursuite des attaques contre l'armée marocaine    L'Egypte épinglée sur la multiplication des exécutions    Des peines de prison pour les leaders prodémocratie    Le procès d'Adjlia reporté au 9 décembre    L'EHU 1er-Novembre prend en charge 70% des malades    "Pour une conférence nationale inclusive"    Les distributeurs rejettent les accusations des pharmaciens    Alliance Assurances lance en exclusivité le premier produit dédié aux startup    Une vie de combat    Quand Yasmina sauve Mohamed !    HENRI TEISSIER, l'archevêque au grand cœur    Ras El Aïn: Relogement de 1.000 familles le 1er trimestre 2021    J'irai me plaindre à mon député !    DEVISE ET LOGIQUE DE DIGNITE    Le Parlement européen ou l'agenda du chaos !    Une absence et des interrogations    Diego...    Violation du protocole sanitaire et non-respect du confinement: 12.237 infractions enregistrées du 5 novembre au 1er décembre    L'onde et l'escargot    Retour sur la présence de Henri Teissier à Tlemcen: Le président de « Dar Es-Salam » de Birouana n'est plus    Le procès en appel des frères Kouninef renvoyé au 16 décembre    Le professeur Benbouzid met les points sur les "i"    L'Europe doit tenir tête à la Hongrie et à la Pologne    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'argent va se faire de plus en plus rare dans les banques
Alors que les effets de la crise pétrolière sont là
Publié dans Liberté le 19 - 06 - 2016

On assiste à une diminution des liquidités bancaires.
Avec une thésaurisation importante et généralisée, ou presque, des réserves de change en chute et des dépôts bancaires transformés en obligations dans le cadre de l'emprunt national pour la croissance, l'inquiétude commence à gagner. Y a-t-il risque majeur sur les liquidités ? Les banques sont-elles en danger ? En contexte de crise, la raréfaction de la ressource était prévisible. Du reste, des experts avaient averti le gouvernement que cela allait se produire, si aucune mesure n'était prise. Il faut rappeler que les ressources dont disposent les banques et établissements financiers proviennent des dépôts de leurs clients. Les ménages et les entreprises performantes dégagent, après impôt, une épargne qu'ils déposent à la banque. Ces dépôts peuvent être alloués, à la fois, aux ménages ou aux entreprises pour leurs besoins de financement, soit en vue d'un investissement ou pour la consommation. Contribuant à l'activité économique et à la croissance économique, les banques vont utiliser ces ressources pour accorder des crédits aux agents économiques et particulièrement aux entreprises. Il est bon de préciser que la principale source de profit pour les banques et établissements de crédit découle des crédits accordés, ceci bien sûr dans le cadre du respect des règles prudentielles, comme le rappelle Ahmed Mokaddem, expert statisticien et économiste. En Algérie, ajoute-t-il, on peut dire que la situation était favorable, avant la détérioration des marchés pétroliers. L'argent coulait à flots et les banques disposaient de fonds, de surliquidités, mais elles ne savaient pas quoi en faire, en raison, entre autres, du manque de capacité d'absorption et du manque de formulation de projets. Elles avaient tout de même injecté, en 2014 par exemple, près de 75 milliards de dollars dans l'économie nationale, soit un accroissement annuel de près de 22%. La situation a changé aujourd'hui. L'aisance financière a été en fait éphémère. Et les banques savaient qu'il fallait se préparer à des temps difficiles ; il fallait compter avec une baisse des revenus pétroliers et des liquidités. Depuis septembre 2015, la liquidité globale des banques s'est établie à 1828 milliards de dinars (15,3 milliards d'euros) contre 2730 milliards un an plus tôt. À court de liquidités, les banques ont commencé à se refinancer auprès de la banque centrale. Elles recourent ainsi à l'escompte, une technique financière permettant d'obtenir de la trésorerie, une méthode classique pratiquée par les banques dans le monde. Cela fait plus de quatorze ans qu'elles n'ont pas sollicité un refinancement par la Banque d'Algérie. Signe des temps, les banques vivaient dans l'opulence à l'époque de Mohamed Laksaci. Elles demandent des refinancements à l'ère Loukal. Elles déposeront dorénavant des bons du Trésor auprès de la Banque d'Algérie qui leur fournira des liquidités en échange. Le problème est que l'injection de liquidités dans l'économie à travers le refinancement des banques va de manière mécanique stimuler les pentes inflationnistes et augmenter la dépréciation du dinar. L'inflation est contenue jusqu'ici dans des proportions raisonnables (4,11%). Mais à force de tirer sur les ressources de la banque centrale, elles finiront par s'effilocher sérieusement. Cela est tout à fait probable, si la déprime des marchés pétroliers s'étire dans le temps. Que faire dans pareille conjoncture ? Pour Ahmed Mokaddem, toutes les options sont ouvertes : dévaluation de la monnaie nationale, planche à billet, endettement extérieur... Mais, ajoute-t-il, cette situation n'est pas inéluctable, pour autant que le gouvernement arrive à créer une dynamique économique, à mobiliser de la ressource. L'expert affirme par ailleurs que l'un des problèmes majeurs, pour l'économie, reste les fonds informels et que des Algériens continueront à fructifier leur argent dans l'immobilier et dans d'autres créneaux, beaucoup plus rémunérateurs, tant que l'épargne est sous-rémunéré par les banques.
Y. S.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.