Résumé : Amel écoute les conseils de son amie. Cette dernière lui révèle qu'elle-même venait de rencontrer quelqu'un qui voulait l'épouser dans l'immédiat, mais qu'elle n'était pas encore sûre de son choix. Amel se demandait si elle était assez attirante pour plaire à Ramzi. Hayet fera alors ses éloges. Amel lève la main. - Cela suffit pour aujourd'hui. Allons dîner Hayet. Le lendemain, Amel se rend en retard à son travail, le cœur plus léger. Son amie avait su la rassurer, et elle passe une journée assez calme. Au moment où elle l'attendait le moins, Ramzi la contacte. Il venait de rentrer et voulait la revoir. Sa voix avait suffi pour la mettre dans tous ses états. Ils avaient convenu de se revoir en fin d'après-midi. Et suivant les conseils de son amie, Amel se rend chez sa coiffeuse qui la métamorphose. Elle n'était pas mécontente de son reflet dans la glace, et se parfume avant de quitter le salon de coiffure pour se rendre à son rendez-vous. Elle devait rencontrer Ramzi dans un salon de thé, un peu à l'écart de la ville. Un salon où, a priori, il connaissait tout le personnel. Avait-il l'habitude de ramener ses conquêtes ici ? Elle n'eut pas le temps de se poser trop de questions. La présence de Ramzi la troublait bien plus qu'elle ne pouvait l'imaginer. Ce premier rendez-vous plus officiel entre eux la rendait encore plus vulnérable. Elle tente de se rassurer et reprendre confiance en elle, en se disant qu'après tout, cet homme ne devait pas être trop différent des autres. À chacun sa manière de voir les choses. Voilà tout. Mais Ramzi avait de l'élégance et du savoir-vivre. Il avait beaucoup de classe, et la gent féminine qui se trouvait sur les lieux le dévorait des yeux. Ils commandèrent des glaces et se regardèrent silencieusement un moment. Il lui sourit enfin et lance : -Cette coiffure te va à ravir Amel. Tu es aussi très élégante aujourd'hui. Elle porte machinalement la main à ses cheveux -Je voulais juste changer un peu. -Eh bien, je te trouve très belle. -Merci. Comment va ta maman ? - Faïza est rentrée. Et elle m'a demandé de t'inviter à la maison. - Elle est au courant de notre rendez-vous ? - Oui, je n'ai aucune raison de le lui cacher. Elle est très heureuse de nous savoir ensemble. Elle rougit. - Je suis peut-être vieux jeu, Ramzi. Il tend sa main et lui relève le menton. - Pas vieux jeu. Mais pudique. C'est ce qui me plaît le plus en toi. Elle se tait, ne sachant plus quoi dire. Il se remet à manger sa glace, puis lance : - Tu sembles gênée, Amel. Tu n'aimes pas être avec moi ? - Non. Je veux dire que... J'aime bien ta compagnie. Il prend son air taquin. - Ah ! voilà qui est déjà mieux ! Mademoiselle aime ma compagnie. - Et toi ? Il fait la moue. - Tu n'as qu'à deviner, ma chère amie. - Deviner ? Il hausse les épaules. - Tu ne veux pas te détendre en ma présence, Amel. On dirait que je te fais peur. Elle rougit encore jusqu'à la racine des cheveux. - Tu ne me fais pas peur Razmi. Je me demandais seulement si... - Si notre relation tiendra assez longtemps et si nos projets vont se concrétiser. - Des projets ? - Oui. Tu penses bien que nous n'allons pas nous contenter de nous revoir de temps à autre pour prendre une glace. Elle déglutit. - Je ne voulais pas anticiper les choses. Il hoche la tête. -Je comprends tes appréhensions. Cependant, je peux déjà t'affirmer qu'aucune femme n'avait encore compté pour moi autant que toi. Tu peuples mes nuits et mes rêves. Que veux-tu donc que je te dise de plus ? Le cœur battant la chamade, la jeune fille baisse les yeux pour cacher son trouble. -Tu rougis encore ? Il faut voir un médecin avant que cela ne devienne chronique ou contagieux. (À suivre) Y. H.