Djerad: lutter contre la bureaucratie pour "un avenir meilleur"    Séisme à Mila: plus de 3.100 constructions inspectées à travers les zones sinistrées    Installation de la nouvelle présidente et du nouveau procureur général à la Cour d'Ain Temouchent    Huit ans de prison ferme contre Wassiny Bouazza    Foot: les clubs contestataires de la LNFA et de la LIRF introduisent des recours    ECOLE SUPERIEURE DE LA GN DE ZERALDA : Sortie de la 07ème promotion d'officiers    Affaire de l'enregistrement sonore: liberté provisoire pour Nassim Saâdaoui    Le procès de Baha Eddine Tliba reporté    LUTTE CONTRE LA COVID-19 : Benbouzid et l'ambassadeur russe évoquent le vaccin    Quatre walis testés positif au coronavirus    495 nouveaux cas confirmés et 11 décès en Algérie    En attendant l'ouverture des plages, les estivants envahissent la Corniche oranaise    Les habitants de Jijel redécouvrent la splendeur de la nature loin des plages    REOUVERTURE GRADUELLE DES PLAGES : Toutes les conditions sont réunies à Mostaganem    COMMUNIQUE/ DENONCIATION. Solidaires avec Khaled Drareni et les détenus du Hirak.    Pléthore de modèles d'ici 2022    10 millions de ventes pour RAV4    «L'Algérie fait face à des tentatives de déstabilisation»    «Le dépôt en ligne des comptes sociaux sera obligatoire»    Pas de folie pour le recrutement !    Medaouar sollicite Zetchi pour l'attribution d'une prime au CRB et à l'OM    Ahmed Belhadj sollicité pour la présidence    Le DTP de Tébessa en détention préventive    Les dirigeants libanais étaient prévenus des dangers    "Nous avons été impressionnés par le pacifisme du Hirak"    L'ONG Acted suspend temporairement ses activités au Niger    Retour sur un savoir-faire ancestral    Un legs patrimonial et culturel à ressusciter    "Aâssab oua aoutar" en deuil    Direction de la pêche de la wilaya : Réouverture aujourd'hui de la poissonnerie du port    Litiges territoriaux entre la Grèce et la Turquie : La Grèce appelle à un sommet d'urgence de l'Union européenne    Gouvernement de compétences indépendantes ou des législatives anticipées : Les partis politiques dos au mur en Tunisie    Championnat féminin : La JF Khroub déclarée championne    Maroc : Manifeste d'artistes contre la «répression» et la «diffamation»    Importation de véhicules neufs : Le cahier des charges, les incohérences d'une démarche    Procès de l'ex-chef de la DGSN : L'ex-chef d'état-major au 2e CRGN d'Oran, le colonel Allal Taifour répond à Abdelghani Hamel    Ancien maire de Souk Ahras, moudjahid et fervent défenseur des couches défavorisées : Hemana Boulaâres tire sa révérence    Hommage à Abderrahmane Rebah    Les opérateurs économiques tenus de déclarer leurs dépôts avant fin août    Polémique autour d'une agence naissante    Aéroport d'Es-Senia: Quarante smartphones saisis    Football - Nationale 2: Une composante très discutable    Ligue des champions d'Europe: Pour qui sonnera le glas ?    Du comment lire l'avenir dans la paume de sa main !    Tiaret: Réinhumation des restes de quatre chouhada    La doyenne de la wilaya n'est plus    Les souscripteurs invités à finaliser les démarches administratives et financière    Benbouzid n'exclue pas un reconfinement    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





1 237 enfants nés hors mariage dans les centres d'accueil
Mounia Meslem l'a révélé hier sur les ondes de la CHAÎNE III
Publié dans Liberté le 22 - 02 - 2017

Le nombre des mères célibataires n'ayant pas "abandonné leurs enfants" est de 363, dont la plupart sont des mineures et des jeunes filles de moins de 20 ans.
La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem, s'est exprimée, hier, sur la situation "difficile" et "la vulnérabilité" des mères célibataires. Invitée à l'émission "Invité de la rédaction" de la radio Chaîne III, elle a souligné que "ce sont des victimes et des cas sociaux qui subissent une grande marginalisation". La ministre a révélé que 1 237 enfants sont nés hors mariage, des chiffres qui concernent seulement les enfants "placés" dans les centres étatiques, en notant que le nombre des mères célibataires n'ayant pas "abandonné leurs enfants" est de 363, dont la plupart sont "des mineures et des jeunes filles de moins de 20 ans".
Mme Meslem a plaidé pour la levée du "tabou" sur ces femmes, car elles "n'ont pas cherché à être des mères célibataires". "Ce sont des femmes qui ont subi des violences et qui vivent dans la détresse. On doit les aider et les insérer dans la société ; on doit les accompagner pour qu'elles s'en sortent", a-t-elle indiqué. Aujourd'hui, si la ministre a décidé de briser le silence, c'est parce que "la société est en train d'évoluer" et parce que derrière le tabou, "il y a les malheurs" de ces femmes, leur "cadre de pauvreté" et leur "dépendance financière et économique". "Nous devons dire que ce sont des cas qui existent dans la société ; nous ne devons pas être hypocrites, nous devons être responsables", a affirmé la ministre, précisant que dans cette affaire, "la responsabilité revient aux deux, à l'homme et à la femme". Pourtant, pour ne pas stigmatiser davantage les mères célibataires, elle rejettera l'idée de "programme spécial" pour cette catégorie et préfèrera parler de "programmes" destinés à aider et à accompagner "toutes les couches vulnérables" de la société, où "les mères célibataires font partie de cette catégorie de citoyens et bénéficient de l'aide de l'Etat".
La ministre a également marqué quelques hésitations concernant la mise en place d'un "nouveau mécanisme législatif" pour protéger les mères célibataires, estimant que le problème concerne la société algérienne et doit, donc, être posé à tout le monde, "à la société civile, aux élites, aux politiques, à la mosquée, aux religieux".
Excluant la complicité des imams qui procèdent au mariage par la Fatiha sans l'acte de mariage civil, exigé pourtant par la nouvelle réglementation, Mounia Meslem a confié que "ce n'est pas une question d'application de la loi, puisque la loi algérienne reconnaît le mariage par la Fatiha", en rejetant la faute sur "les maris qui sont irresponsables après un acte pareil (l'acte sexuel, ndlr)". Mais, elle finira par appuyer l'idée d'obliger les imams à "exiger l'acte civil", afin de "préserver les droits des femmes et des enfants nés hors mariage". Plus loin, se référant au discours du président Bouteflika, du 8 mars 2015, la ministre a laissé entendre qu'il faut revoir "quelques textes du code de la famille".
"Cette réforme, dira-t-elle, est impérative, pour régler notamment le cas des femmes divorcées et âgées, contraintes de quitter le logement familial ou bien de celles, divorcées, qui se remarient et qui risquent de perdre le droit de garde de leurs enfants, ainsi que les femmes victimes d'un mariage par la Fatiha".
Interrogée sur les mesures d'accès des femmes aux postes de responsabilité, Mme Meslem a soutenu qu'elles sont "insuffisantes".
D'ailleurs, elle annoncera qu'une commission intersectorielle chargée du suivi de l'application de la parité a été mise en place par son département, pour "pouvoir suivre et vérifier, secteur par secteur, le taux d'application de la parité en matière d'accès des femmes aux postes de responsabilité".
Hafida Ameyar


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.