Tizi Ouzou: 2e Salon du livre "Mouloud Mammeri" d'Ath Yanni du 24 au 28 mai    JM Oran-2022: cinq manifestations culturelles internationales prévues    Petites et moyennes entreprises : une conférence nationale mardi sur la garantie financière    Le prisonnier sahraoui Lamine Haddi soumis à des traitements "cruels et inhumains" dans les geôles marocaines    Lutte contre les feux de forêt : Henni appelle les services des forêts à redoubler de vigilance    Forte activité pluvio-orageuse, à partir de lundi, sur des wilayas du Sud    Création de la coordination mondiale des jeunes pour la solidarité avec le Sahara occidental    Lutte/championnat d'Afrique : l'Algérie termine avec 48 médailles dont 14 en or    Chafia Boudraâ, figure incontournable du cinéma algérien tire sa révérence    Man City - Mahrez : "À Liverpool, je sais qu'ils nous détestent, mais..."    Oran - Omnisports: Emouvantes retrouvailles des sportifs    Karaté-do - Championnat national: La région du Centre se distingue à Tlemcen    Raison politique ou économique ?    Sahara occidental: Le Maroc détourne le thème de ses conférences pour quémander un soutien international    Nouvelle pandémie, nouvelle alerte    Variole du singe: L'Algérie n'est pas à l'abri    Canicule: La Protection civile en alerte    Académie algérienne des sciences et des technologies: Des académiciens expatriés interpellent l'APN    Industrie: Contacts avancés avec des constructeurs mondiaux de voitures    MC El-Bayadh: Un authentique exploit    Saïd Bouteflika jette un pavé dans la mare    Mbappé : La Liga va déposer plainte    De Bruyne «player of the year»    Les Canaris ne lâchent pas la LDC    L'appel de Chanegriha    Une famille italienne et un Togolais enlevés par des hommes armés    35 terroristes neutralisés dans le Nord L'armée burkinabè a neutralisé    Le déficit mondial risque d'être brutal    Paroles d'experts    L'exemple de Constantine    11 décès en 48 heures    Bouira déploie les grands moyens    Combien au premier trimestre 2022?    Youcef Cherfa ausculte son secteur    Le RND affiche son total soutien    «sauvegarder un pan de la Mémoire de la nation»    Colloque national sur Anouar Benmalek    «Nassim Essabah» chauffe la salle Ibn Khaldoun    Promouvoir le rôle de la société civile et en faire un partenaire efficient    Le Président Tebboune reçoit le ministre congolais des Hydrocarbures    Henni prévoit une récolte record en matière de céréales    Chanegriha appelle les Algériens à adhérer "avec force" à l'initiative "Main tendue" annoncée par le président Tebboune    Ramtane Lamamra: Aucune médiation entre l'Algérie et le Maroc    Situation dans les camps de réfugiés sahraouis: Le Makhzen pris «en flagrant délit d'escroquerie diplomatique»    Affaire du groupe Metidji: 10 ans de prison requis contre Sellal    Ministère de l'Intérieur: Le wali de Khenchela démis de ses fonctions    Le comédien Ahmed Benaissa n'est plus    Le nouveau baccalauréat et l'immense champ des arts    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Rassemblement pour dénoncer l'arbitraire
Suite à la non-autorisation d'un débat culturel à Bouzeguène
Publié dans Liberté le 14 - 05 - 2017

Un rassemblement de citoyens, de membres de la société civile, d'amoureux des cafés littéraires et d'étudiants a été organisé, hier à Bouzeguène, à l'appel de l'association Tiawinine (Les sources) du village de Wizgan, pour dénoncer les interdictions, sans motifs, de plusieurs conférences et protester contre les agissements arbitraires qui ne visent, selon les manifestants, "qu'à tuer la culture". Le rassemblement, qui s'est tenu dans la cour du centre culturel Ferrat-Ouramdane, a permis aux nombreux intervenants d'exprimer leur soutien à cette association qui, en moins de trois ans d'activité, a organisé des rencontres avec des hommes de lettres, écrivains, cinéastes, hommes politiques, chercheurs, historiens et éminents acteurs de la Révolution.
C'est suite à l'interdiction de la conférence de la romancière Hiba Tayda que cette action a été programmée. Lors de la prise de parole, de nombreux intervenants ont exprimé, à la fois, leur colère et leur indignation face à "ce verrouillage" qui ne dit pas son nom. L'unique objectif était, selon les intervenants, de mettre à genoux la liberté d'agir et les velléités d'asseoir une autorité de fer qui ne veut rien d'autre que contrôler toute initiative d'où qu'elle vienne. Après avoir rappelé les péripéties des refus, Yahia Ghaoui s'est interrogé : "Pourquoi, au moment où des conférences ont été autorisées au niveau même de la daïra, celle de l'association Tiawinine a été interdite ?" "C'est l'association qui est visée pour saper le moral de ses membres. Nous venons de déposer une autre demande d'autorisation pour une autre activité qui aura lieu samedi prochain. Il s'agit de la projection d'un film (un court métrage) réalisé par Omar Amroun. Nous espérons l'obtenir, sinon vous serez informés dès jeudi matin pour décider des actions à mener", a-t-il conclu. Hamid Ghaoui a, de son côté, tenu des propos virulents contre le pouvoir et les partis politiques.
"Nous sommes tous l'association Tawinine. Le pouvoir a été comme toujours l'ennemi de la culture qu'il ne contrôle pas. Où sont les partis politiques qui sont venus, ici même, réclamer et demander le vote massif. Si les gens ont boycotté le dernier scrutin, c'est que ces mêmes partis ont quelque part failli", a-t-il déclaré. Ali Kashi, un membre de la société civile, lui, s'est dit "écœuré par cette situation. On doit rester vigilant et envisager des actions pour aller voir qui de droit et passer à l'action". Rachid Oudali, membre du comité de village de Sahel, propose l'organisation d'un sit-in devant la daïra. Un jeune venu de Larbaâ Nath Irathen dira sans ambages qu'"il ne faut rien attendre des potentats car ils font la même chose à Larbaâ Nath Irathen, où ils interdisent tout ce qui bouge". Un autre citoyen s'est demandé : "Pourquoi aucun député de Tizi Ouzou ne s'est déplacé ? Nous attendions au moins une quinzaine, mais aucun n'est venu." Tous les intervenants préconisent le passage à l'action dans l'immédiat. Pour l'heure, les citoyens restent dans l'attente de la prochaine conférence. Son autorisation fera sans doute baisser la tension et la colère. Dans le cas contraire, le pire est à craindre.
KAMEL NATH OUKACI


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.