Avant d'être désigné, le 07 juin dernier, à la tête des services de renseignement extérieur, la DGSE (direction générale de la Sécurité extérieure, Bernard Emié était, durant près de trois ans (depuis le 07 juillet 2014), ambassadeur de la France à Alger. L'une de ses dernières activités "visibles" remonte au 24 avril dernier. Elle s'est déroulée au niveau de l'Institut Français d'Alger, lors de l'avant-première du documentaire « Alger, la Mecque des Révolutionnaires ». Avant la projection Bernard Emié avait pris la parole et s'était étalé sur sa "vison" de l'Algérie. Il commença son "speech" par ce qu'il appela "une jolie formule", en citant le leader indépendantiste de la Guinée Bissau, Amílcar Cabral (1924- assassiné le 20 janvier 1973), pour revenir sur les années 60 et 70: "Les catholiques ont Rome, les musulmans la Mecque, les juifs Jérusalem et les révolutionnaires Alger". Réalisation de Salim KOUDIL/Rédaction Numérique de "Liberté" En fin diplomate qu'il est, le nouveau patron de la DGSE avait lancé quelques phrases (voir vidéo) sur les actions de l'Algérie actuelle: "L'action de l'Algérie sur la scène internationale continue d'être majeure aujourd'hui. Cette Algérie qui se veut exportatrice de stabilité. Cette Algérie, qui avec tant d'autres, la France en particulier, a arraché l'accord d'Alger sur le Mali, en juin 2015. Cette Algérie qui œuvre inlassablement pour la stabilité et la stabilisation de la Libye avec toute la communauté internationale. Cette Algérie qui souhaite renforcer les liens de solidarité entre les pays de la Méditerranée comme avec l'Union Européenne. Cette Algérie (...) est un partenaire d'exception avec lequel nous n'avons cessé de développer des relations stratégiques, des relations de coopération, des relations de lutte conjointe contre le terrorisme, des relation d'amitiés et de confiance." avait-il déclaré. A rappeler que le nouveau patron de la DGSE remplace un certain Bernard Bajolet. Ce dernier était en poste depuis avril 2013. Des médias français évoquent même que le partant avait lui même choisi son remplaçant. Effectivement les deux hommes se connaissent depuis longtemps. Ils n'ont pas uniquement le prénom comme point en commun. En 1998 déjà, Emié avait succédé à Bajolet à la tête de l'ambassade de France en Jordanie. Mais ce qui les caractérise le plus, c'est qu'avant de prendre en main les services du contre-espionnage français, ils étaient tous les deux en poste à Alger. Salim KOUDIL @SalimKoudil