Le dossier des disparus est l'une des questions que la délégation d'Amnesty International, en visite à Alger depuis quelques jours, abordera avec les autorités algériennes qu'elle “devrait rencontrer prochainement”. C'est du moins ce que l'Association nationale des familles de disparus (ANFDT) a annoncé hier dans un communiqué. “M. Philipe Luter a promis de faire part de nos préoccupations aux autorités algériennes que la délégation d'Amnesty devrait rencontrer prochainement.” “Une délégation de l'ANFDT conduite par sa présidente Mme Ighil a rencontré, hier, l'un des représentants de AI, et l'entretien a porté sur les personnes disparues enlevées par les corps constitués”, note le document de l'association. Et d'ajouter : “Depuis maintenant plus d'une année, la répression et les intimidations sont érigées en démarche politique pour faire taire nos revendications fondamentales, à savoir la liberté et la justice.” Les représentantes de l'ANFDT ont exprimé aux représentants d'AI “la peur et l'inquiétude des familles quant à cette démarche d'oppression d'autant que les relais traditionnels du pouvoir se mettent en place pour faire plébisciter l'injustice”. L'association a, par ailleurs, rappelé sa position par rapport au projet d'amnistie du chef de l'Etat, à savoir “sans le préalable de la vérité et la justice au cas par cas, cela ne peut être qu'une prime à l'impunité qui prendrait la forme d'une auto-amnistie porteuse de tous les dangers”. R. N.