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Salafisme : la réalité d'une menace
Le courant est manipulé par les wahhabites saoudiens
Publié dans Liberté le 04 - 04 - 2018

S'il fallait chercher la main qui agite les salafistes algériens, la plus visible est sans aucun doute celle de l'Arabie saoudite.
Le salafisme sous ses différentes déclinaisons et formes est toujours omniprésent. Il sévit partout, en Algérie et dans d'autres pays musulmans. Là où elle se manifeste, cette mouvance fait parler d'elle, et la dernière polémique suscitée par celui qui est considéré comme le chef de file des salafistes locaux, Mohamed Ferkous, est venue ouvrir les yeux sur les dangers du sectarisme religieux. La "note" publiée sur son site par le salafiste, il y a un mois, et dans laquelle il excluait de l'islam sunnite tous les musulmans qui ne suivraient pas les "préceptes" de son courant, n'est pas passée inaperçue. Même les islamistes considérés proches des idées (sic) du salafisme sont montés au créneau pour dénoncer le post de Ferkous. Certains en critiquant ouvertement le "Cheikh", d'autres se contentant d'appeler à l'union, tout en restant mous et timorés dans leurs réactions.
Côté officiel, c'est le ministre des Affaires Religieuses et des Wakfs qui a ajusté la réplique. Mohamed Aïssa n'est, en effet, pas resté les bras croisés. Sa dernière intervention, lundi, sur la Radio nationale, était une réponse claire aux dérives de Ferkous. Le ministre a rappelé que les Algériens "n'ont nullement besoin d'importer des idées diffusées par un courant étranger pour apprendre à être des sunnites".
La tendance, qui a toujours cherché ailleurs pour trouver des repères, est effectivement notable. À tel point que des personnes totalement étrangères au référent religieux national se permettent de donner des instructions, en se présentant en tant que "guides". S'il fallait chercher une main étrangère, la plus visible est sans aucun doute celle de l'Arabie saoudite. Comment ne pas évoquer l'ingérence quand il faut noter que la dernière sortie de Mohamed Ferkous est survenue juste deux mois après avoir été désigné par un certain El-Hadi Ben Ali al-Madkhali (considéré comme le chef de file d'une branche de la salafia mondiale, la Madkhalia) comme son représentant officiel en Algérie.
Un courant au service des Al-Saoud
Voilà donc un prêcheur local qui obéit à son "homologue" saoudien qui, de son côté, a fait allégeance, corps et âme, à la famille royale des Al-Saoud. Cette dernière est, depuis presque une année, sous l'emprise du prince héritier Mohammed Ben Salmane (MBS). Un va-t-en-guerre de 32 ans, chef de file de l'agression sur le Yémen et cheville ouvrière de la guerre en gestation contre l'Iran. MBS, c'est surtout celui qui a déclaré, il y a moins de dix jours, au Washington Post, que c'est à la demande des Occidentaux que l'Arabie saoudite a entrepris de répandre le wahhabisme. Un aveu de taille qui ne semble pas perturber les takfiristes algériens, si friands des missives provenant de Riyad. Un rappel s'impose : le wahhabisme et le salafisme ne sont que les deux faces d'une même pièce. Le prince héritier ne veut pas s'arrêter en si "bon chemin". Pas plus tard qu'avant-hier, lundi, dans un entretien publié par la revue américaine The Atlantic, MBS n'a pas hésité à affirmer que les Israéliens ont le "droit" d'avoir leur propre Etat-nation !
Ces déclarations tonitruantes viennent surtout confirmer que l'Arabie saoudite, référence des salafo-wahhabites algériens, pense avant tout à ses intérêts. La religion, pour elle, n'est qu'un moyen comme un autre de faire de la politique (la sienne et celle de ses alliés occidentaux) et de défendre ses propres intérêts.
La Libye anéantie, la Syrie disloquée, l'Irak à terre, l'Egypte neutralisée et le Yémen en cours d'effacement, MBS est "actionné" pour déstabiliser un autre pays : l'Iran. Un objectif qu'il veut atteindre, coûte que coûte, même si cela implique la renonciation aux bases mêmes de la création de son royaume.
Ces changements de cap viennent démontrer la fragilité de l'existence même de ces mouvances. L'islam n'a rien à voir avec leur doctrine. Le salafisme et le wahhabisme, d'où ils dérivent, ne sont que des courants politiques d'inspiration religieuse, qui servent des missions et des intérêts précis.
Salim KOUDIL
@SalimKoudil
Lire également l'interview du Pr Zaïm Khenchelaoui en cliquant ICI


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