Les producteurs locaux peuvent réduire de 120 millions de dollars la facture des importations d'arômes, qui s'élève à plus de 160 millions d'euros. C'est, du moins, ce que soutient Abdelwahab Ziani, président du Consortium algérien des fabricants d'arômes et P-DG de l'entreprise Arômes Algérie, dans un entretien au journal électronique Algérie-MedInfo (Algérie-MéditerranéeInfo). Selon Abdelwahab Ziani, la production nationale couvre environ 300% des besoins du marché national. "Les capacités installées sont très importantes", souligne-t-il. Alors que les importations tournent autour de 3 000 tonnes, la capacité de production du consortium est estimée à plus de 17 000 tonnes. Abdelwahab Ziani a souligné la détermination des entreprises, membres du consortium, à conquérir le marché national, mais exporter vers les pays d'Afrique et du Moyen-Orient. Le président du Consortium algérien des fabricants d'arômes insiste sur la nécessité d'encourager la production nationale, en suggérant de taxer les importations. À défaut, Abdelwahab Ziani revendique, au moins, la mise sur un pied d'égalité des producteurs et des importateurs. Ce qui, semble-t-il, n'est pas le cas aujourd'hui. "Nous sommes importateurs de matières premières et nous payons des taux de 5 et 15%, alors que des gens qui importaient des produits finis ne payaient même pas 5%. C'est pour cela que les producteurs étaient pénalisés", relève-t-il. Le Consortium algérien des fabricants d'arômes est composé d'entreprises qui ont capitalisé, dans leur segment d'activité, plus de quatre décennies d'existence. Elles sont spécialisées dans la fabrication d'essences aromatiques, arômes liquides et arômes en poudre, des émulsions aromatiques, des pâtes aromatiques pour diverses industries, notamment agroalimentaires, pharmaceutiques et cosmétiques. M. R.