21 nouveaux avocats prêtent serment    Une journée technique de sensibilisation et d'orientation destinée aux agriculteurs    Le pays plonge dans la pauvreté    L'ONU salue l'initiative    Coupe de la CAF : Amère élimination du CRB par le Zamalek    La JSS confirme, l'ESS se réveille, la JSK dans le doute    Algérie : lancement prochain de la formation Licence CAF A féminine    Une autrice canadienne marche 300 km pour relier 100 bibliothèques    Lancement de la 6e édition du Prix «Mohamed Bouras»    Refus de Washington de renouveler le Traité Start III des armes nucléaires    Distinction des détenus lauréats de divers concours    Mouloudji met en avant la méthodologie scientifique pour l'efficacité de l'action de solidarité    Une famille sauvée d'une intoxication au monoxyde de carbone à Yellel    Accueil des agriculteurs et éleveurs pour la prise en charge de leurs préoccupations    L'ouverture du détroit d'Ormuz comme solution au conflit ?    Promouvoir la place du savoir    Les supporters sénégalais face à une impasse judiciaire et diplomatique    Début de la révision exceptionnelle des listes électorales    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



115e partie et fin
L'Algéroise
Publié dans Liberté le 07 - 11 - 2018

Résumé : Nacer et Naïma se marièrent dans la tristesse et l'intimité. Fettouma se retrouva de nouveau seule. Elle se remémorait ce passé qu'elle avait vécu sur ces lieux où elle était née, et qu'elle n'avait pratiquement jamais quittés.
Une tristesse imprégnait les lieux. Après le départ de Meriem, Fettouma se retrouva de nouveau seule dans cette grande bâtisse où elle avait vécu tant d'évènements.
C'était déjà la rentrée universitaire, et quelques jeunes filles de l'intérieur du pays commençaient à arriver. Fettouma se sentit revenir au point de départ. L'épisode de Nacéra faisait désormais partie du passé. Et comme pour tout le reste, ce passé demeure cloîtré entre les murs de sa maison, qui embaumait toujours le jasmin et les fleurs sauvages.
Lorsque j'ai rencontré Nacer, lors d'un reportage dans une ville du Sud, je fus tellement subjuguée par son récit que j'ai décidé dès mon retour à Alger d'aller rendre visite à Fettouma. Nacer m'avait tant parlé de sa mère avec une fierté non dissimulée que ma curiosité piquée à vif, je lui ai demandé de m'indiquer le quartier de la grande maison familiale où Fettouma vivait toujours.
Je n'aurais d'ailleurs aucun mal à retrouver mon chemin dans les dédales de la vieille Casbah, dont Nacer n'avait cessé de faire les éloges devant sa femme et ses deux enfants, âgés aujourd'hui de 25 et 20 ans. Comme si elle m'attendait, Fettouma m'ouvrit la porte de sa maison et me salua, avant de m'inviter à y entrer. Connue par son accueil chaleureux et sa générosité, la vieille femme me proposa un café avant de m'assurer qu'elle n'avait plus de pièce à louer, et que les deux pièces vides, du rez-de-chaussée, appartenaient à son fils cadet et à sa belle-fille.
Sans répondre, je me mets à siroter mon café, tout en jetant un coup d'œil circulaire autour de moi. Le décor aux relents nostalgiques, tel que me l'avait décrit Nacer, me laisse sans voix.
Fettouma, elle-même, était habillée d'un seroual medouer, et portait toujours la maherma légendaire de ses aïeules.
Je lui confie le but de ma visite et lui assure que sans le concours de son jeune fils, je n'aurais jamais entendu parler d'elle ou cherché à la rencontrer… Elle parut soulagée et heureuse :
-Oh ! ma fille, j'étais si confuse de devoir refuser de te loger chez moi.
-Pourquoi donc ?
-Eh bien, parce que je vois en toi le portrait de l'Algérienne moderne. Tu es journaliste, n'est-ce pas ?
-J'exerce un métier qui me permet de rappeler à mes lecteurs que sans des femmes telles que toi, l'Algérie ne sera pas ce qu'elle est aujourd'hui.
-Tu as rencontré Nacer et sa petite famille ?
-Comment vois-tu donc l'avenir des futures générations ?
Elle ne cessait de poser des questions tout en me reversant du café et en me faisant goûter à ses gâteaux, dont la saveur gâtait mon palais.
Fettouma était telle que je l'avais imaginée. Un peu voûtée par le poids des années, mais ses yeux pétillants demeuraient rieurs et pleins de vie. C'est elle-même qui me racontera plus tard, l'histoire en détail de sa famille. Son mariage avec Mahmoud, le décès de Nacéra, et l'amour que cette dernière lui portait… Elle n'était pas dupe Fettouma… Son sourire franc vous fait encore penser à ces "belles vieilles femmes" qu'on rencontrait, jadis, dans les plus authentiques quartiers de toutes les villes d'Algérie. Fettouma "l'Algéroise", comme on l'appelle dans son quartier, est réellement ce portrait vivant qui ressuscite les cendres d'une culture, dont seuls les murs des vieilles bâtisses comme la sienne, savent en garder le secret.
(Fin)
Y. H.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.