Protection à vie pour les magistrats militaires    La rencontre vise l'élaboration d'une feuille de route consensuelle    8 milliards de dinars pour acheminer l'eau du barrage de Beni Haroun    Les prix à la merci des conflits sino-américains    Je ne peux pas soutenir une idéologie qui se fonde sur un privilège juif et la persécution des Palestiniens    Vaincre la Résistance, des chimères d'Israël    Volley : le Six algérien au Maroc pour conserver son titre    Casoni regrette l'inefficacité offensive face à l'ASAM    Le MCO bat l'USMBA    63 individus arrêtés à Tamanrasset, Bordj Badji Mokhtar et In Guezzam    Une marche pacifique pour revendiquer la relance du projet du Centre anti-cancer    EDUCATION : Vers l'enseignement de l'anglais dès le primaire    ORAN : Des harraga Algériens et Marocains interceptés au large    AIN TEMOUCHENT : Crime crapuleux à la plage de Bouzedjar    Dialogue : le Panel, une machine à recycler les soutiens de l'ancien régime    28 hectares de forêt ravagés par les incendies    Quand le FLN joue la diversion    Benlameri boycotte l'entraînement    Le FC Barcelone décapité d'entrée à Bilbao    Paul Put et le 1er vice-président de la Feguifoot sanctionnés pour corruption    Pas de solution pour Neymar    La Fifa prendra en compte le classement de décembre    Un mouvement de redressement pour destituer Djemaï    Le pétrolier iranien "Grace 1" fait du surplace à Gibraltar    La bande de Ghaza ciblée par des tirs d'un avion israélien    Les séparatistes se retirent de certaines positions à Aden    Rahabi dit non    Des professeurs de médecine dénoncent une ruse    Un nouveau décès parmi les hadjis algériens    ...sortir ...sortir ...sortir ...    Béjaïa : polémique autour d'un festival culturel    La révolution du Hirak du 22 février 2019 : archéologie et prospective    Sortie de Taddart, le nouvel album de Djaffar Aït Menguellet    La comédie musicale Notre-Dame de Paris séduit Pékin    L'Algérie, invité d'honneur de la 42e édition    En une année: Près de 800 harraga algériens ont débarqué sur les côtes italiennes    Réforme du bac, anglais au primaire: Des syndicats sceptiques    Répression de manifestants sahraouis à Laâyoune: L'usage excessif de la force par les forces marocaines dénoncé    Côte d'Ivoire : Vers la fin du procès Gbagbo à la CPI ?    Bourses : Les places européennes terminent en baisse    Russie : Comment expliquer l'absence inattendue de chaleur cet été ?    Affaire Hamel: Abdelmalek Boudiaf sous contrôle judiciaire, mise en liberté pour Bensebane Zoubir    USA : Le patron de la FTC pas opposé à un démantèlement des géants du numérique    Crise politique : La solution passe par une présidentielle à travers un dialogue "inclusif et constructif"    Un navigateur palestinien pour éviter les checkpoints israéliens    Infinix, les nouveaux Smartphones mis en lumière à Constantine    Air Algérie parmi les compagnies affichant le plus grand taux de retards    Signature d'un mémorandum d'entente entre l'Algérie et les états-Unis    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La caution sans réserve de Paris
DECISIONS DU CHEF DE L'ETAT
Publié dans Liberté le 13 - 03 - 2019

Même si les relations entre Alger et Paris sont particulières, la célérité des responsables français à réagir aux annonces du pouvoir en Algérie soulève moult interrogations.
Alors qu'aucune capitale étrangère ne s'était encore fait l'écho des annonces du président Abdelaziz Bouteflika, celles-ci ont été saluées en un temps record par quatre officiels français, à leur tête Emmanuel Macron. La France aura été le premier et le seul pays à se positionner sur cette question. Le président français, Emmanuel Macron, a réagi hier matin de Djibouti pour saluer "la décision" du président algérien Abdelaziz Bouteflika de ne pas briguer un cinquième mandat, tout en appelant à "une transition d'une durée raisonnable". Une affirmation précédée par "Il faut" sous-entend un ordre à peine voilé si ce n'est une condition du président français pour continuer à soutenir le pouvoir en place à Alger. En déclarant au cours d'une conférence de presse avec son homologue djiboutien Ismaïl Omar Guelleh : "Je salue la décision du président Bouteflika qui signe une nouvelle page de l'histoire algérienne", le chef de l'Etat français apporte sa caution à ces décisions, alors que la retenue est encore de mise dans les autres capitales étrangères. À peine quelques minutes après l'annonce par Abdelaziz Bouteflika de ses décisions, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, les a saluées dans un communiqué en estimant qu'il s'agissait de "prendre des mesures pour rénover le système politique algérien". Dans la foulée, M. Le Drian a ajouté : "Au lendemain des grandes manifestations qui se sont déroulées dans le calme et la dignité à travers toute l'Algérie, la France exprime l'espoir qu'une nouvelle dynamique à même de répondre aux aspirations profondes du peuple algérien puisse s'engager rapidement." Même le secrétaire d'Etat du ministre de l'Education nationale français, Gabriel Attal, s'est mis de la partie en déclarant lundi dans l'émission Audition publique sur LCP et Public Sénat, que "la France prend acte" de la décision du président Bouteflika de ne pas se présenter à l'élection présidentielle qui était prévue pour le 18 avril. Il a affirmé qu'il "ne croit pas avoir beaucoup d'autres commentaires à faire", avant d'ajouter que les Algériens "tiennent à ce qu'on respecte leur indépendance, leur souveraineté (et) ils ne tolèrent pas d'ingérence". Gabriel Attal a précisé : "Evidemment, la France suivra avec attention le développement de la situation politique en Algérie." Le dernier à avoir réagi n'est autre que le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux, qui a souligné à l'issue du Conseil des ministres, que "l'Algérie est un pays ami de la France, un pays clé en Afrique et évidemment en Méditerranée", sans oublier de réaffirmer que la stabilité, la sécurité et le développement de l'Algérie sont "essentiels". Cet empressement de la France à réagir à tout ce qui touche à l'Algérie nous rappelle la déclaration du président français, François Mitterrand, qui avait presque intimé l'ordre au pouvoir algérien — qui avait décidé de suspendre le processus électoral après les législatives de 1991— en déclarant :
"Il faut respecter le processus électoral." Ainsi, la France ne peut non seulement rester neutre par rapport à l'Algérie, mais encore prendre position, d'où cette caution apportée par Emmanuel Macron au système au pouvoir à Alger.
Merzak Tigrine


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.