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Washington menace ses alliés
Sanctions américaines sur le pétrole iranien
Publié dans Liberté le 24 - 04 - 2019

Les Etats-Unis ont encore renforcé, lundi, leur campagne de pression maximale pour faire plier l'Iran, leur ennemi numéro un au Moyen-Orient, en annonçant des sanctions contre tout pays qui continuerait à acheter du pétrole iranien, au risque de tensions avec plusieurs alliés. "Le président Donald Trump a décidé de mettre fin dès le 2 mai aux dérogations qui permettaient encore à 8 pays (Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce) d'importer du brut iranien, pour porter à zéro les exportations et priver le régime de sa principale source de revenus", a annoncé la Maison-Blanche. Cette mesure, qui a provoqué une forte hausse des cours du pétrole, s'annonce particulièrement délicate pour Pékin, engagé dans de complexes négociations commerciales avec l'administration Trump, et pour New Delhi, allié stratégique des Etats-Unis et troisième importateur mondial de pétrole, dont environ un dixième des achats vient d'Iran. "Si vous ne respectez pas cela, il y aura des sanctions", a mis en garde le chef de la diplomatie des Etats-Unis, Mike Pompeo. La Turquie et la Corée du Sud, autres alliés de Washington, ont vivement déploré la décision américaine. "Nous n'accepterons pas de sanctions unilatérales et de contraintes sur la manière dont nous gérons nos relations avec nos voisins", a lancé le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, dont le pays entretient déjà des relations très tendues avec l'administration américaine. La diplomatie sud-coréenne a, elle, promis de continuer jusqu'au bout à faire tout son possible pour obtenir un renouvellement de l'exemption.
Après s'être retiré il y a près d'un an de l'accord international de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, jugé trop laxiste par Donald Trump, Washington a rétabli en novembre de dures sanctions économiques contre la République islamique. Surtout, il a accompagné sa décision de la menace de mesures punitives également contre les pays qui continueraient malgré tout d'échanger avec l'Iran.
R. I./Agences


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