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Abdennour Abdesselam répond à Mohamed Lakhdar Maouguel
Œuvre de Mouloud Mammeri
Publié dans Liberté le 08 - 05 - 2019

Alors que l'actualité est dominée par l'espoir de voir se réaliser de grands et profonds changements politiques dans notre pays dont le sort se joue sur une corde raide, l'on s'attendait à ce que la pensée scientifique accompagne, étaye et consolide les revendications de la dynamique populaire. Mais certaines voix hélas semblent préférer plutôt faire dans une forme de diversion mal assumée. En effet, samedi 4 mai et lors d'un café littéraire organisé au restaurant Aminel à Tizi Ouzou, Mohamed Lakhdar Maouguel s'est obstiné à désillusionner le public en déconsidérant une fois de plus les travaux anthropologiques réalisés durant plus de 40 années par l'éminent universitaire, écrivain et chercheur Mouloud Mammeri. Déjà en 2017 une table ronde organisée à Tawrirt Mokrane dans la daïra de Larbâa Nath Irathen et à laquelle j'ai participé en tant que communicateur, Mohamed Lakhdar Maouguel s'était distingué par son intervention qui a porté sur ce qu'il a appelé "la déconstruction du mythe Mouloud Mammeri", allant jusqu'à lui dénier la qualité de chercheur en anthropologie sociale et culturelle. Je l'ai alors explicitement interpellé en lui apportant la contradiction. Curieusement voilà qu'il récidive aujourd'hui avec le même déni dans sa nouvelle communication étrangement intitulée "Mammeri le mythocide". Le terme même de "mythocide" que Maouguel a appliqué imprudemment à Mouloud Mammeri n'existe pas dans le dictionnaire de langue française et l'on se demande sur quels instruments étymologiques s'est-il évertué à le construire.
Il a certainement usé des syllabes "mythe" et "cide" et le connecteur "o" feignant d'ignorer que dans la culture grecque la syllabe "mythe" prend son envolée dans ce qu'elle attribue comme parabole à la grandeur de la pensée humaine et que la seconde produit une connotation dégradante.
Cette succession d'interventions aussi agressives que désobligeantes, mais surtout incompréhensibles venant d'un homme de science, est de nature à nous permettre de douter qu'il maîtrise nivellement le sens que la grammaire française donne à la famille des mots qui se terminent en "cide" comme homicide, ethnocide, infanticide, fratricide, liberticide, suicide, etc. Ces mots évoquent tous les notions macabres d'anéantissement, de dévastation, de saccage, de mort et que sais-je encore. Pour Maouguel, Mammeri a fait dans le surhumain et l'imaginaire dans tout ce qui se rapporte aux valeurs de l'amazighité. Des valeurs qui semblent le déranger dans son aventure désespérante d'intellectuel. Il s'est donc spécialisé dans l'usage de la mystification et l'abus qu'il fait de la personnalité même de Mammeri en s'accordant un malin plaisir à donner une fausse idée du symbole de l'amazighité qu'il est. La réhabilitation du fait amazigh nous la lui devons tous. L'intervention de Maouguel samedi dernier dévoile si besoin est clairement un acharnement inexpliqué et inexplicable à s'attaquer encore une fois à son aîné écrivain et chercheur, auteur d'ouvrages traitant de l'anthropologie sociale et culturelle, au demeurant mondialement connus.
Avec cet acharnement qui ne dit pas son nom, les conclusions de Maouguel ne sont plus un mystère. Il utilise la mystique comme ruse derrière laquelle il se veut détenir le monopole qu'il s'est toujours arrogé : celui de l'aptitude à critiquer des analyses d'auteurs du domaine des sciences humaines. En cela, il gagnerait plutôt à faire l'effort de gravir les compréhensions qui mènent justement à la maîtrise de l'anthropologie, science qui étudie les rapports sociaux et culturels des groupes humains. Qu'il sache qu'un poème est déjà un sujet d'ouverture sur d'anthropologie et que les poètes sont reconnus comme étant les annonciateurs de celle-ci.

Abdennour Abdesselam
([email protected])


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