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Oran : 9 familles se réfugient à la mosquée Pacha
Fuyant les risques d'effondrement de leur immeuble
Publié dans Liberté le 25 - 05 - 2019

Un cri de détresse avait été lancé par ces familles qui attendent, depuis 2009, leur relogement.
De prime abord lorsque l'information a circulé, il y a quelques jours, sur l'occupation illégale de la mosquée Pacha à Sid El-Houari, un étonnement doublé de condamnation est né. Mais s'il y a bien à l'heure actuelle occupation de la mosquée par 9 familles avec plus de 7 enfants, à y regarder de plus près ces familles ont une histoire qui semble les avoir conduit justement à ce choix ultime de squatter un monument historique fermé depuis 2010.
Cette histoire nous l'avions découverte, il y a plus d'un an, lorsque ces 9 familles nous avaient invités à découvrir l'état de délabrement de leur immeuble mitoyen à la mosquée. Un cri de détresse avait été lancé à cette occasion par ces familles qui attendaient, depuis 2009, un hypothétique relogement. À l époque, les familles témoignaient de leur quotidien fait de peur et de maladies, en raison de l'état des lieux de l'immeuble où elles vivaient.
Une bâtisse, qui date de l'époque coloniale, a été classée "rouge" à 4 reprises, c'est-à-dire à évacuer en urgence.
Il y a deux jours nous avons donc retrouvé ces mêmes familles, installées sommairement dans la grande salle de prière de la mosquée Pacha : "Nous n'avons pas trouvé d'autres solutions pour sauver nos vies et celles de nos enfants. Jeudi passé, au moment du f'tour, une partie de la dalle supérieure de l'immeuble en ruine, s'est effondrée", nos racontent les mères de familles.
Et d'ajouter : "Vous pouvez le constater vous-même en un an l'état de vétusté de l'immeuble s'est accéléré, et on y vit toujours." Certaines de ces familles avaient tenté de fuir les lieux en se réfugiant dans des baraques faites de bric et de broc montés à proximité de leur immeuble du 3 rue de la vieille mosquée : "Croyez-vous que l'on puisse ainsi élever des enfants ?", nous dit un père de famille. Par dépit, par peur, ces familles ont donc choisi d'occuper la mosquée Pacha, en pénétrant par la porte arrière de l'édifice qui débouche sur le haouch de l'immeuble. Les autorités, la direction de la culture, la wilaya, le secteur urbain de Sid El-Houari ont été informés de la situation de l'occupation de la mosquée Pacha. La brigade de gendarmerie spécialisée dans la protection des sites et monuments historiques s'est déplacée sur les lieux.
Pour l'instant des recommandations ont été faites aux familles de ne dégrader aucun des ouvrages se trouvant dans la salle des prières. Ce à quoi répondent les occupants : "Nous n'allons rien toucher mais que le wali nous donne un logement et qu'il vienne enquêter sur les élus de Sid El Houari. Pourquoi avions-nous des bons pour être relogés et qu'au final, on ne s'est pas retrouvés sur la liste des familles ayant bénéficié d'un logement ?" Néanmoins, il est vrai que l'occupation d'un monument bien qu'abandonné n'est pas une solution et ne devrait pas s'éterniser.

D. LOUKIL


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