Le chiffre a été rendu public à l'occasion d'une rencontre initiée avant-hier par la direction de l'environnement de Béjaïa, en collaboration avec la direction de l'énergie et des mines. Quelque 600 véhicules ont été reconvertis au gaz de pétrole liquéfié-carburant (GPL/c) dans la wilaya de Béjaïa durant l'année 2018. Et durant les cinq premiers mois de l'année en cours, les services de Naftal ont indiqué que 300 véhicules avaient été reconvertis au GPL/c. Le chiffre a été rendu public à l'occasion d'une rencontre initiée avant-hier par la direction de l'environnement de Béjaïa, en collaboration avec la direction de l'énergie et des mines ainsi que la société nationale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers Naftal. La direction de l'environnement y mène avec ses partenaires une campagne d'information et de sensibilisation aux effets nocifs des gaz d'échappement des véhicules roulant à l'essence et au gasoil. L'objectif est de convaincre les automobilistes à reconvertir leurs voitures au GPL (Sirghaz), d'autant que l'Etat a mobilisé, en février 2018, quelque 3,5 milliards de dinars dans le cadre du programme de reconversion des véhicules à l'échelle de tout le pays. Et cet effort est récompensé dans le sens où des économies de 33 DA par litre y sont réalisées en passant de l'essence ou du gasoil au GPL/c. On a indiqué que pour l'heure, le nombre d'installateurs GPL est de neuf dans la wilaya de Béjaïa, dont sept appartiennent à des privés. Les deux autres appartiennent à Naftal. L'un est sis à Bir Slam, à l'entrée de la ville de Béjaïa ; l'autre sur la RN26, à la sortie de la ville d'El-Kseur. Certains anciens conducteurs de véhicules roulant au GPL/c que nous avons interrogés dans le cadre de cet article avaient dû changer de voitures devant les chaînes interminables auxquelles ils étaient contraints. "Avant, il n'y avait qu'une seule station, celle de Bir Slam. Mais j'ai remarqué depuis qu'il n'y avait pas de tension pour ce carburant. Il doit être commercialisé un peu partout." Makhlouf, gérant d'une entreprise d'électricité, possède deux véhicules de service en plus de sa voiture personnelle. Le gain de 33 DA par litre ne le laisse pas indifférent, d'autant que les arguments avancés par les cadres de la direction de l'environnement incitent à cette option : "Combattre la pollution de l'air. Les véhicules roulant aux carburants classiques (super, normal, sans plomb et gasoil) sont nocifs et nuisibles, non seulement pour la respiration humaine mais aussi pour la faune et la flore." Mais l'argument qui va faire la différence, "c'est le prix du GPL qui est de 9 DA seulement, alors que celui du super, qui est le carburant le plus utilisé, est de 41,97 DA le litre, soit une différence de 32,97 DA par litre".