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Les travailleurs de l'ADE menacent de couper l'eau
Ils ont observé hier une grève nationale
Publié dans Liberté le 22 - 07 - 2019

Les travailleurs de l'Algérienne des eaux (ADE) ont enclenché, hier, une grève à l'échelle nationale, afin de faire valoir leurs droits socioprofessionnels et dénoncer "la précarité" de leurs salaires.
à Bouira, et à l'instar des autres régions du pays, les travailleurs de cette entreprise publique ont débrayé, mais en assurant toutefois le service minimum. Ainsi, et dans une requête adressée au directeur général de l'ADE, dont une copie a été remise à Liberté, les travailleurs grévistes réclament, entre autres, l'augmentation des salaires de base et la révision de la convention collective signée en 2015, la régularisation du personnel rétrogradé, ainsi que l'obtention des postes de responsabilité en équivalence avec les diplômes.
À travers cette grève ponctuée par un rassemblement devant l'entrée principale de l'unité du centre-ville de Bouira, où plusieurs banderoles ont été accrochées, les travailleurs, qui se sont massivement mobilisés, espèrent obtenir satisfaction à 21 revendications réparties en deux chapitres. "Les travailleurs de l'ADE sont sous-payés et exercent leur métier dans des conditions déplorables", fera remarquer Djamel Nourine, l'un des leaders de cette action au niveau local. Selon notre interlocuteur, l'ensemble des revendications ont déjà été portées à la connaissance du directeur général de l'entreprise en 2015. "Depuis, nous sommes dans l'attente et aucune proposition concrète n'a été formulée par la Direction générale", a-t-il déploré. Pis encore, d'après certains grévistes, bon nombre d'entre eux n'ont pas vu leurs contrats renouvelés ou alors titularisés. "Depuis neuf mois, nous sommes dans l'expectative. On nous a demandé de faire des efforts dans le but de maintenir l'entreprise à flot, ce que nous avons fait sans sourciller. Cependant, dans une entreprise digne de ce nom, les employés ont, certes, des devoirs, mais également des droits. Nos droits ont été bafoués. Nous sommes marginalisés et considérés comme des esclaves", tonnera un salarié. M. Nourine n'a pas manqué de menacer la Direction générale de durcir le mouvement si cette dernière persiste, selon ses dires, dans son mutisme. "Nous sommes en concertation avec les services des barrages, et uniquement à Bouira avec nos trois barrages, on pourrait suspendre l'alimentation en eau potable de quatre wilayas, à savoir Alger, Médéa, Tizi Ouzou et Bordj Bou-Arréridj", a-t-il menacé.
Dans leur plateforme de revendications, les salariés de l'ADE exigent également l'établissement d'un organigramme des centres, la prise en charge des travailleurs victimes d'accident du travail, la formation du personnel, la prise en charge de la gestion et l'évolution des carrières, ainsi que la réhabilitation des travailleurs sanctionnés arbitrairement.
Au sujet de leurs conditions de travail, qu'ils jugent en "nette dégradation", les travailleurs revendiquent la dotation des structures de tous les moyens nécessaires, à savoir des uniformes, du matériel, le chauffage et la climatisation, l'aménagement des sièges des structures commerciales et techniques, le renouvellement des équipements informatiques, mobilier et véhicules.

RAMDANE BOURAHLA


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