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La rue dénonce le panel de Karim Younès
Béjaïa
Publié dans Liberté le 24 - 08 - 2019

Hier, au 27e vendredi de mobilisation populaire contre le système, des dizaines de milliers de personnes sont sorties dans les rues de Béjaïa pour réitérer les revendications du hirak, à savoir "Le rejet de tout dialogue avec les figures du régime", "Pas d'élection présidentielle avant le départ définitif du système" et "La mise en place d'une instance indépendante chargée de gérer la période de transition".
En effet, la 27e marche de la révolution pacifique du 22 février a été, hier, l'occasion pour la population béjaouie de réaffirmer son rejet de l'initiative du panel de médiation et de dialogue mené par Karim Younès, natif de la région.
"Karim Younès mayemethelnach, Gaïd Salah mayahkemnach" (Karim Younès ne nous représentera pas, Gaïd Salah ne nous gouvernera pas !) sont les principaux slogans scandés, hier, par les manifestants béjaouis, dès l'entame de leur marche qui a démarré, comme d'habitude, vers 13h30, depuis le carrefour d'Aâmriw, jouxtant l'esplanade de la maison de la culture Taos-Amrouche. C'est dire que la démarche de l'ancien président du Parlement, qui jouissait jusque-là d'une certaine crédibilité dans sa ville natale, a été battue en brèche par la rue béjaouie. Pis encore, Karim Younès et son panel de personnalités engagées dans un processus de médiation et de dialogue avec le pouvoir et les animateurs du hirak sont désignés par les manifestants de Béjaïa comme "des chargés de mission qui volent au secours d'un régime aux abois".
Comme à l'accoutumée, le chef d'état-major de l'Armée nationale populaire, le général Ahmed Gaïd Salah, en a eu, lui aussi, pour son grade.
"Amanâach, Gaïd Salah fi el-Harrach" (Vivement l'incarcération de Gaïd Salah), "Dawla madania, machi âaskaria" (pour un Etat civil et non militaire) ont également scandé à tue-tête, hier, les milliers de citoyens ayant manifesté sous un soleil de plomb, à travers les principales artères de la capitale des Hammadites.
La procession humaine, qui brandissait tout au long de son parcours le drapeau algérien aux côtés de l'emblème amazigh, ont, par ailleurs, mis en avant d'autres slogans chers au mouvement populaire du 22 février, tels que "Djazaïr hourra, démocratia" (Algérie libre et démocratique), "Makanch el-intikhabat ya el-îssabat" (Pas d'élections les gangs), "Anedu am-chetwa, am-unebdu, anedu alama yeghli udabu" (Nous marcherons hiver comme été, jusqu'à la chute du pouvoir), "Echaâb yourid el-istiqlal" (Le peuple veut l'indépendance), "Ulac smah ulac", "Système dégage"…
Réclamant de nouveau "la libération immédiate et inconditionnelle" de l'ensemble des détenus politiques et d'opinion, les marcheurs n'ont pas manqué de brandir, encore une fois, la menace de recourir à une éventuelle désobéissance civile, en scandant haut et fort : "Rahou djay el-îsyane el-madani !" Autant dire que la rentrée sociale, qui est à nos portes, s'annonce des plus chaudes.
K. O.


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