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La défense garde l'espoir d'une libération
Audition jeudi de quatre détenus porteurs du drapeau amazigh
Publié dans Liberté le 07 - 09 - 2019

Me Mohamed Bouzegza a estimé que le juge d'instruction "ne va pas les maintenir encore plus longtemps en prison".
C'est après plus de deux mois d'emprisonnement que quatre détenus d'opinion ont comparu devant le juge d'instruction de la chambre n°2 près le tribunal de Sidi M'hamed. Samira Messouci, Chalal Amokrane, Aouici Mustapha et Kichou El-Hadi ont été entendus jeudi. Le Collectif national pour la libération des détenus (CNLD) a annoncé dans un communiqué public que "la décision du juge sera connue le 8 septembre (demain, ndlr), après procédure".
Un sit-in a eu lieu devant le tribunal où des familles des détenus, des militants politiques et associatifs ont tenu à apporter leur soutien aux prisonniers et dénoncer ce qu'ils ont qualifié de "prise d'otages". Selon plusieurs avocats de la défense, l'audition "s'est déroulée dans de bonnes conditions" et les accusés "ont répondu de manière claire et convaincante aux questions du juge".
Me Fetta Sadat, avocate du collectif de défense des détenus, a expliqué que le juge d'instruction a, selon le code de procédure pénale, les attributions de prononcer le non-lieu, de faire un renvoi devant la juridiction compétente ou de les libérer provisoirement avec, en sus, un renvoi devant la juridiction compétente. Dans leur plaidoirie, les avocats ont dénoncé "le retard" pris dans la programmation de ces affaires.
Me Noureddine Benissad a assuré que les détenus "ont le moral" et ont affronté "courageusement" les questions du juge. "Le dossier est vide, comme nous le savions tous, car l'emblème amazigh est le symbole de notre identité", a-t-il dit, ajoutant que le collectif des avocats de la défense "est optimiste" compte tenu du fait que le dossier "est vide sur le plan juridique".
Me Djamel Benyoub a, quant à lui, informé que les détenus auditionnés ont tous "reconnu qu'ils ont brandi le drapeau amazigh qui représente leur identité, reconnue, par ailleurs, par la Constitution algérienne". Me Mohamed Bouzegza a estimé que le juge d'instruction "ne les maintiendra pas encore plus longtemps en prison". Lors du sit-in organisé au même moment que les auditions, les manifestants ont appelé à la libération des détenus.
Ils ont dénoncé "les pratiques dictatoriales" du pouvoir. "L'Algérie est Amazighe" ont, entre autres, scandé les présents. Durant plus de deux heures, les manifestants n'ont cessé de réclamer l'instauration d'un Etat de droit, d'une justice indépendante et d'une République démocratique.
À noter qu'un avocat du collectif a dénoncé le juge d'instruction qui a demandé aux détenus "s'ils aiment leur pays". "Une question aux arrière-pensées malsaines", estiment plusieurs présents au sit-in. À noter également que lors de la même action, un manifestant a brandi le drapeau amazigh devant le cordon de sécurité qui "protégeait" l'enceinte du tribunal de Sidi M'hamed.

Mohamed Mouloudj


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