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DNCG : le nouveau gendarme du football algérien
Réforme de la politique du professionnalisme
Publié dans Liberté le 19 - 09 - 2019

L'arsenal de sanctions contre les clubs déficitaires peut aller de la mise en garde à la relégation, en passant par l'exclusion des compétitions.
L'annonce par la FAF de la mise en place à la fin du mois en cours de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) constitue la clé de voûte d'une politique de réforme prônée par la fédération de football vis-à-vis du professionnalisme. Instauré en 2010 par le biais d'une décision politique de l'ex-président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et ayant fait l'objet de deux conseils interministériels, l'option du professionnalisme n'a pas porté ses fruits, presque une décennie après, en raison entre autres du refus des instances du football jusque-là de mettre en place cet outil important de contrôle, à savoir la DNCG.
Il y a eu une première tentative d'installation avec Mohamed Mecherara, mais elle a vite été abandonnée en raison des injonctions politiques en faveur de tel ou tel club. Aujourd'hui, presque tous les clubs sont déficitaires, certains sont même en situation de faillite, d'où la nécessité de mettre le holà et d'arrêter l'hémorragie. À quoi sert donc la DNCG ? En fait, il s'agit d'une "commission indépendante chargée de surveiller les comptes des clubs. Après examen de la situation d'un club, notamment sa situation juridique et financière, la DNCG peut prendre une ou plusieurs décisions concernant l'effectif et la participation du club aux compétitions.
Elle peut donc prendre des sanctions, comme une interdiction partielle ou totale de recruter de nouveaux joueurs, un recrutement contrôlé avec limitation du budget prévisionnel ou de la masse salariale prévisionnelle, les contrats de joueurs devant alors être homologués par la DNCG, ou une limitation du nombre de joueurs du club pouvant être mutés dans l'équipe première. Une rétrogradation dans la division inférieure, une interdiction d'accession à la division supérieure, ou une exclusion des compétitions".
Les clubs sanctionnés ont la possibilité d'avoir recours à la commission d'appel de la DNCG. Lors de sa conférence de presse, mardi, le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, a déclaré que les clubs de la prochaine division deux (deux groupes de 16 équipes) et même de cette saison, qui auront accédé en Ligue 1 professionnelle sur le terrain (un seul groupe national à 18 clubs), ne seront autorisés administrativement à prendre part à la compétition qu'après avoir eu l'aval de la DNCG.
La FAF aura-t-elle le courage de passer à l'acte ?
Autrement dit, ils doivent satisfaire aux exigences de l'équilibre financier. De même que les clubs de Ligue 1 qui seront dans le collimateur de la DNCG peuvent subir des sanctions lui peuvent aller jusqu'à la rétrogradation à moyen terme. C'est l'objectif donc de la FAF qui, à défaut de remettre en cause le professionnalisme, cherche à rectifier le tir. Ceci en théorie. Qu'en sera-t-il sur le terrain de la vérité ?
La FAF aura-t-elle le "courage politique" de refuser l'accession à un club dès la saison prochaine pour des raisons financières ? La FAF ira-t-elle jusqu'à reléguer un club de l'élite pour les mêmes raisons ? Seul l'avenir nous le dira, mais il est clair que les déficits financiers accumulés par les clubs professionnels et amateurs ces dernières années ne peuvent pas être raisonnablement réduits ou absorbés en l'espace de quelques mois, d'où la nécessité d'une période de transition et des périodes d'évaluation.
À titre d'exemple, une année après avoir décidé de ne valider l'accession d'un club (champion de la division nationale amateur) qu'après avoir rempli les conditions administratives et financières, telles que le payement intégral des dettes de la Chambre nationale de résolution des litiges (CNRL), le bureau fédéral de la FAF a dû reculer en ce début de saison.
La FAF a en effet permis aux deux clubs champions de la DNA, le RCA et l'ASK, d'évoluer en Ligue 2 pour la saison 2019-2020 sans satisfaire à cette condition. En outre, lors de son intervention, Zetchi a avoué que "la FAF n'arrive même pas à récupérer les statuts des clubs, encore moins les registres du commerce et les bilans financiers. Parfois, nous ne savons même pas qui est président".
Ce qui compliquera la tâche de la DNCG. C'est dire qu'après avoir annoncé sa mise en place, un gros travail de sensibilisation et d'information attend la DNCG et la FAF vis-à-vis des clubs. Ce travail d'accompagnement est nécessaire pour que la DNCG ne soit pas perçue uniquement comme le gendarme financier.

SAMIR LAMARI


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