Covid-19: 160 nouveaux cas, 102 guérisons et 4 décès    Le verdict final dans l'affaire Sovac connu mercredi    Le parlement a perdu toute crédibilité    Protestation des Robes noires    MASCARA : Mise en place d'un terminal de paiement électronique    Règlement de la crise malienne: les efforts de l'Algérie salués    UN TEXTE DE LOI VA ETRE PROMULGUE : Les enlèvements, nouvelle cible de Zeghmati    TIZI-OUZOU : Démantèlement d'un réseau de voleurs de véhicules    Plus de 97 mns DA de marchandises saisies depuis janvier à l'aéroport d'Alger    Premier League : Manchester United s'impose dans la douleur à Brighton    Constitution: les droits et libertés consacrés par une vingtaine de nouvelles dispositions    Libye: l'ONU appelle à l'arrêt immédiat des hostilités en banlieue de Tripoli    Quid des conteneurs des produits dangereux au port d'Oran ?    Le FFS en rangs dispersés    Ce qui est reproché à Noureddine Tounsi    Incendie dans un bâtiment de Huawei    Deux militaires tués dans l'explosion de leur véhicule    Mandat d'arrêt contre 82 personnes prokurdes    Demande de levée de l'immunité à Mohcine Belabbas et Abdelkader Ouali    Messi, prié de rester mais privé de sa garde rapprochée    Zelfani autorisé à entrer en Algérie    La fille des Aurès    Les non-dits    Dumas : "Je suis satisfait"    Près de 1 270 000 bénéficiaires en 20 ans    L'Algérie exclut le retour aux licences d'importation    Les précisions de la direction de Batimetal    Affichage des listes des bénéficiaires    «Pas d'inquiétude, vos enfants seront bien accueillis»    Les bavettes non distribuées dans les campus    Sit-in des médecins et infirmiers, devant le siège de la DSP    Le musée des beaux-arts d'Alger rouvre ses portes aux visiteurs    Une association française demande la reconnaissance du crime par l'Etat    Marche pacifique et arrestations à Tichy    Des sites archéologiques à l'abandon    JSMB : La saignée a commencé    Tizi Ouzou : Les souscripteurs AADL maintiennent la pression    Oussama Sahnoune, nageur International : «Je vise la finale olympique à Tokyo»    Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois : «J'ai un peu improvisé avec Sabrina Ouazani»    «C'était un bonheur que de camper le rôle du frère Luc, un philanthrope universel...»    Malek Souagui. Poète : «L'écrivain dans la société est celui qui contribue à créer une transmission»    Un mort et six blessés dans deux accidents de la route    Tiaret: 20 jeunes chômeurs en formation en entrepreneuriat    Marchandise à caractère commercial: Plus de 900 smartphones saisis à l'intérieur d'un car-ferry    Importation: Pas de retour aux licences    M6, La petite chaîne qui «mente» !    Le président et le vice-président de transition du Mali ont prêté serment    L'ennemi extérieur est uniquement dans la tête des dirigeants.    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





"L'Algérie n'est pas l'Egypte"
Ali Laskri à Haïzer (BOUIRA)
Publié dans Liberté le 22 - 09 - 2019

L'orateur a affirmé que le peuple n'est pas dupe et que, selon lui, toutes les tentatives du pouvoir de se recycler de l'intérieur sont vouées à l'échec.
Le coordinateur de l'instance présidentielle du Front des forces socialistes (FFS), Ali Laskri, a animé, hier, un meeting populaire dans la commune de Haïzer (est de Bouira), où il a tiré à boulets rouges sur le pouvoir actuel. En effet, Laskri a qualifié les dernières injonctions du chef d'état-major de l'ANP de "dérives totalitaires", visant, selon l'orateur, à faire de l'Algérie une caserne à ciel ouvert. "On nous dit que la sortie de crise réside dans la seule voie constitutionnelle, or notre pays n'a jamais possédé une véritable Constitution", tranchera l'hôte de Haïzer, en soulignant que toutes les Constitutions depuis l'indépendance ont été, selon ses dires, "taillées sur mesure" contre la volonté du peuple.
Laskri a également fait le rapprochement entre la situation politique du pays et celle qui prévaut en Egypte. "Ils veulent faire de notre chère patrie une dictature à l'égyptienne. Je le dis haut et fort : l'Algérie n'est pas l'Egypte et elle ne le sera jamais !" Selon lui, les Algériens ont face à eux un pouvoir "aphone" à leurs aspirations et à leurs revendications.
"Sept mois que des millions d'Algériens sortent de manière hebdomadaire pour revendiquer plus de liberté et de démocratie (…), et que leur répond ce pouvoir ? qu'ils sont des traîtres !", tonnera Laskri. Pour ce dernier, les tenants du pouvoir agitent l'épouvantail de la main étrangère à chaque fois qu'ils sont en danger.
"Ce sont eux la menace pour l'Algérie, ce sont eux la main de l'étranger, et c'est vous (le peuple, ndlr) qui êtes le seul et unique sauveur de notre pays." Ali Laskri estime que le système "semi-civil" qui s'est installé à la tête du pays depuis l'indépendance tend à se métamorphoser en "junte militaire". "On doit à tout prix s'y opposer.
L'Algérie et son peuple aspirent à des lendemains meilleurs, et ses jours sombres qui nous menacent, nous devons les combattre de manière pacifique", a-t-il martelé. Pour le coordinateur de l'instance présidentielle du FFS, le 31e vendredi révolutionnaire et pacifique a été une "immense gifle" donnée au pouvoir.
"Les Algériennes et les Algériens sont sortis manifester leur désapprobation de ces élections qui n'ont d'élections que le nom, car elles seront dirigées et encadrées par le pouvoir et qui n'ont qu'un seul but : assurer la pérennité du régime", a-t-il dénoncé. Et d'ajouter : "Les tenants du pouvoir veulent une élection présidentielle, même par un forcing, pour le changement, pas du système, mais dans le système."
L'orateur a affirmé que le peuple n'est pas dupe et que, selon lui, toutes les tentatives du pouvoir de se recycler de l'intérieur sont vouées à l'échec. Ali Laskri a, par ailleurs, affirmé que la sortie de crise pourrait passer par la Convention du pacte politique pour une véritable transition démocratique : "Un véritable dialogue qui doit être global, inclusif, sans préalables et précédé par des mesures de détente et d'apaisement."
Il a, en outre, appelé à la libération de l'ensemble des détenus d'opinion et politiques, dont le moudjahid Lakhdar Bouregâa, Karim Tabbou, Fodil Boumala et l'activiste Samir Belarbi. Il y a lieu de noter que le meeting de Laskri entrait dans le cadre de l'hommage rendu par la section locale du FFS aux anciens militants décédés, dont Amzal Saïd, Zougari Hammouche et Bouchlaghem Saïd.

RAMDANE BOURAHLA


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.