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L'Anie face à la dure réalité du terrain
Préparation de l'élection présidentielle du 12 décembre
Publié dans Liberté le 13 - 10 - 2019

Faute d'engouement des citoyens pour les élections, l'Autorité nationale indépendante des élections a prolongé les délais d'inscription sur les listes électorales. Un aveu d'échec de l'opération.
À deux mois d'une élection présidentielle de plus en plus contestée, le pouvoir patauge dans ses propres travers. L'Autorité nationale indépendante des élections (Anie), incapable d'installer ses structures locales, vient de prolonger les délais pour la révision du fichier électoral.
L'autorité dirigée par Charfi s'est sentie dans l'obligation de se donner un délai supplémentaire d'une semaine pour la réactualisation du fichier électoral. Un délai qui lui permettra probablement de tenter de convaincre un maximum d'électeurs à s'inscrire sur des listes électorales qui constituent un des motifs de contestation lors de chaque rendez-vous électoral. Le geste de l'Anie est un aveu d'échec qui confirme que l'instance de Mohamed Charfi est dans l'impossibilité d'imposer, sur le terrain, une élection présidentielle contestée par de larges pans de la société algérienne.
La prolongation des délais d'inscription sur les listes électorales n'est pas le seul écueil que rencontre l'Anie. Depuis quelques jours, les représentants locaux de l'Autorité font face à la colère des citoyens. Dans les wilayas et communes où ces "arbitres" de l'opération électorale sont installés, leurs permanences sont fermées. Cela s'ajoute à l'impossibilité d'installer certains délégués de wilayas et de communes. Avant d'être confrontée à ces difficultés, l'Anie a pris un mauvais départ. C'est dans la précipitation et sous la pression que sa composante a été annoncée. Pis encore, certains de ses membres ne savaient même pas qu'ils allaient figurer sur la liste. Ce qui n'a pas empêché l'Autorité que préside Mohamed Charfi de faire bonne figure. L'ancien ministre de la Justice a tenté, à plusieurs reprises, d'installer des représentants au niveau local. C'est ce qu'il a fait hier à Tamanrasset où il a, une nouvelle fois, réitéré les éléments du langage officiel qui font de la présidentielle projetée en décembre un "événement historique".
S'il arrive à installer les délégués au niveau des wilayas, les représentants locaux de l'Anie sont souvent recrutés dans l'administration locale ou parmi les clientèles du système Bouteflika. Malgré les dénonciations des acteurs locaux du hirak et des révélations des médias, l'Autorité électorale n'a pas bougé. Elle n'a pas les moyens de tout vérifier. Créée dans la précipitation, elle n'a pas le temps nécessaire pour accomplir sa mission, alors que nous approchons des délais réglementaires prévus pour le dépôt des dossiers de candidature à l'élection présidentielle. Outre le rejet de la population, les premiers signes d'un essoufflement de l'Anie commencent à apparaître.
Des candidats à la candidature commencent déjà à évoquer la possibilité de se retirer. Si cela venait à être confirmé, ce serait un échec de plus pour une autorité que le pouvoir veut brandir comme une garantie pour la régularité du scrutin.

Ali Boukhlef


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