Investissement: mettre en place un système juridique stable et en finir avec l'influence des lobbies    NOMINATION DE CERTAINS CADRES DE L'ETAT : Le président transfert le pouvoir au premier ministre    REVISION DE LA CONSTITUTION : Talaia El Hourriyet exige ‘'la parole au peuple''    PROCESSUS DE PAIX EN LIBYE : L'Algérie s'emploie à convaincre les belligérants    OUVERTURE DE REPRESENTATIONS CONSULAIRES A LAAYOUNE : L'Algérie recadre sévèrement la Guinée et le Gabon    SITUATION FINANCIERE : La commune d'Oran peine à retrouver ses entrées    TIGDITT (MOSTAGANEM) : Les parents d'élèves demandent la réhabilitation de l'école ‘'Benkhedda''    Interdiction du téléphone et des rassemblements dans les hôpitaux    Le Président de la République reçoit à Berlin le président du Conseil européen    Drame routier à El-Oued: les ministres de l'Intérieur et de la Santé au chevet des blessés    Le Real fixe une condition pour le départ de James Rodriguez    Football/CAN-2021 et Mondial-2022: des changements au programme de la sélection algérienne    Une mosquée, et le tour est joué !    Les producteurs de pomme de terre ferment la RN5 et l'autoroute    Sit-in aujourd'hui au tribunal de Sidi M'hamed    Le PT exige la libération des manifestants du hirak    15 militants devant le juge ce matin    Attentat déjoué contre la veuve du militant Brahmi    Cinq civils tués dans un présumé raid aérien russe    Les banques ciblées par les protestataires    Tebboune revoit le protocole officiel    Sahel-Algérie : le brasier méridional    Non, le Hirak n'a pas échoué !    «Tous les détenus politiques doivent être libérés»    Six pays dont l'Algérie passent à la seconde phase    Maya    À tout jamais…    Le PAD appelle à une adhésion massive    La quadrature du cercle    Desertec veut renaître de ses cendres    La Cnas de Relizane passe à l'offensive    Le saviez-vous… ?    ACTUCULT    Tizi Ouzou : coup d'envoi de la 12e édition du salon du livre    Vibrant hommage à Didouche Mourad    Et zut ! C'est raté pour cette année ! Tant pis ! L'année prochaine, inch'Allah, pitet' !    Alger-Paris en continuel aller-retour    L'USMA pour confirmer à Chlef, duel de mal-classés à Magra    Sept Algériens visent les minimas des JO-2020 et des championnats d'Afrique    Protection civile : Le nombre d'interventions en «léger» recul    La FAF s'oppose à la domiciliation du tournoi dans la ville de Laâyoune occupée    La pièce GPS du TNA primée    Ouverture en présence de nombreux intellectuels    Biens waqfs mis au profit de la science    NCA Rouiba conclu un accord avec le groupe français Castel    Bouira: De 3 ans de prison à la perpétuité pour trafic international de drogue    Santé, agriculture et tourisme: Des investisseurs étrangers intéressés par le marché algérien    El-Bayadh: Enfin la liste des logements sociaux    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'œuvre du ciseleur des mots revisitée
"Tahar Djaout ou la fable du tôlier et du poète", sous la direction de Youcef Merahi
Publié dans Liberté le 11 - 12 - 2019

Cet ouvrage collectif, paru aux éditions Tafat et réalisé sous la direction du poète et écrivain Youcef Merahi, se veut un témoignage qui réunit une vingtaine de contributeurs.
L'itinéraire du "chercheur d'étoiles" est à la fois éloquent et tragique. Et pour ce qu'est de l'élocution, celle-ci s'était burinée dès 1972 à la une du Journal des poètes de Bruxelles, lorsque Tahar Djaout (1954-1993) a "osé" son premier poème. S'agissant du tragique qui guettait l'enfant de l'antique Rusazus au bout de son itinéraire, le fiel de l'immonde bête a desséché son fruit à dire à l'instant où elle a mordu dans la succulence des dires de "L'anza des écrivains". Ne dit-on pas que "c'est au fruit que l'on reconnaît l'arbre" ?
Et pour chaque vers qu'il écrivait, le burin se frayait son chemin d'une taille douce qu'il creusait dans le sillon de l'histoire pour y sculpter le nom du "fou" au fronton du Cercle des poètes… disparus. Innocent dans l'écriture, l'enfant d'Azeffoun puis de la Casbah d'Alger avait-il le pressentiment qu'il y laissait un peu du sien à chaque fois qu'il versifiait ses mots pour dire ses "maux" ?
Innocent qu'il était, la cruauté de l'infâme secte fielleuse cotait ses vers à la bourse du mal. Mais c'était compter sans l'innocence du poète ou l'Insoumis (1970) qui troquait ses dires contre une poignée de poussière qui s'ensemençait au firmament et à mesure que l'onglette du burin se frayait son chemin dans son nom. Qu'importe qu'il soit blacklisté par la secte des assassins, Tahar Djaout se savait déjà à l'entête du tohu-bohu d'enflammés prêches à l'instant même où il avait fait son entrée au concours littéraire de la zone des tempêtes.
Prudent, "l'amsargu" (le rêveur) volait donc au-dessus "d'un système oiseleur" et dont "l'exproprié" défiait les rets et repoussait les chants des sirènes. À ce propos, l'Insulaire (1980) a légué l'épitaphe : "Si tu parles, tu meurs. Si tu tais, tu meurs. Alors, dis et meurs." D'où l'éveil d'aveux sur "Djaout en quelques souvenirs" qui a dicté l'écriture du livre ou plutôt ce cahier de souvenirs intitulé Tahar Djaout ou la fable du tôlier et du poète (éd. Tafat/Tira) qui a été écrit sous la direction du poète écrivain Youcef Merahi.
"Ceux qui se hasardent dans l'aléa de la rime n'ont que la foi de leurs vers. Autrement, le rimeur est au fait de la lueur de l'espoir qui est entourée de l'anxiété de l'opacité du brouillard. Et pour cause, au bout de la rime, il y a l'inquisition puis le bûcher", a souligné l'auteur de Moi, Oran (éd. L de Minuit 2013). "Et quand surgit la bête, le sang coule dans l'impuissance du geste, pourtant le poète n'a pas encore dit le dernier mot", a écrit le poète chroniqueur en quatrième de couverture.
Livre témoignage pour "Une amitié à hauteur d'homme", l'œuvre Tahar Djaout ou la fable du tôlier et du poète est une veillée qu'a organisée Youcef Merahi tel ce tour de table où chacun des 24 convives a évoqué à l'aide d'"Une lettre à Tahar Djaout". Poète, romancier mais aussi cinéphile, "cet être de lumière" était aussi l'invité de l'émission Télé-ciné club qu'animait Ahmed Bedjaoui autour du film Les rameaux de feux (1983) de Mohamed Ifticène, eu égard aux scènes tournée aux environs d'Oulkhou, sa matrice où ses "origines qui font le message de l'espoir".
Et à lire Tahar Djaout ou la fable du tôlier et du poète, on se surprend à en savoir un peu plus autour du poète qui a réussi "la traversée glorieuse du miroir" aux alouettes.

Louhal Nourreddine
Ouvrage collectif "Tahar Djaout ou la fable du tôlier et du poète",
sous la direction de Youcef Merahi
Ed. Tafat/Tira, 198 pages, 600 DA


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.