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Burkina Faso : plus de 700 000 déplacés en 2019
Le HCR s'alarme d'une crise humanitaire sans précédent dans le Sahel
Publié dans Liberté le 23 - 02 - 2020

Les violences terroristes ont contraint ces trois dernières semaines plus de 150 000 personnes à fuir leur domicile au Burkina Faso.
La crise humanitaire au Sahel, provoquée par les violences terroristes, a connu une aggravation sans précédent en 2019, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui vient de publier un rapport faisant état de plus de 700 000 déplacés rien qu'au Burkina Faso. "Les attaques terroristes et l'insécurité au Mali, au Niger et au Burkina Faso continuent de provoquer une crise humanitaire sans précédent avec des milliers de déplacés et réfugiés qui fuient les violences", lit-on dans le document du HCR, publié hier sur le site de l'ONU.
"Des dizaines de Burkinabés viennent tous les jours grossir les rangs des déplacés vivant dans les camps ou les communautés hôtes. Au Burkina Faso, 765 000 personnes ont déjà été déplacées jusqu'à présent par les violences. En 12 mois, ce sont plus de 700 000 personnes déplacées par l'insécurité", ajoute le rapport du HCR, précisant que "la population déplacée dans la région a été multipliée par 16 par rapport à janvier 2019".
L'agence onusienne estime par ailleurs que 150 000 personnes ont fui les violences terroristes principalement au cours des trois dernières semaines seulement. Au Niger, l'insécurité qui continue de se traduire par d'importants mouvements de population, avertit le HCR, risque d'empirer davantage après les dernières attaques terroristes ayant fait des dizaines de morts. "Au Niger, plus de 11 000 personnes ont fui les zones frontalières dangereuses et ont trouvé refuge dans des villes situées plus au sud.
Les régions de Tillaberi et de Tahoua accueillent actuellement 58 000 réfugiés maliens et 82 000 déplacés internes nigériens", selon le même rapport qui précise qu'"en plus des déplacés internes, plus de 4400 Nigériens se sont réfugiés au Mali voisin, fuyant la récente série d'attaques dans les régions de Tillabéry et de Tahoua, dont une attaque début janvier dans la ville de Chinagodar".
Au Mali, où les attaques terroristes se sont également intensifiées, la situation humanitaire n'est pas plus rassurante. Le HCR a évoqué, dans ce pays, des populations terrifiées par ces attaques, "les habitants abandonnent toutes leurs possessions derrière eux, avant de fuir en hâte vers des lieux plus sûrs". Rien que pour ces dix derniers jours, 1000 réfugiés maliens ont rejoint la Mauritanie, selon l'agence onusienne.
"C'est une augmentation notable par rapport à la moyenne hebdomadaire de cinquante réfugiés qui arrivent généralement depuis le nord du Mali", note le même rapport qui s'est plaint, par ailleurs, de la difficulté d'accès des humanitaires pour répondre aux besoins des déplacés. "Le HCR et ses partenaires sont eux aussi confrontés à de sérieux problèmes pour accéder et répondre aux besoins des personnes déplacées et des réfugiés dispersés dans la région du Sahel", déplore le document.

Karim Benamar


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