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Soudan : les islamistes veulent empêcher la transition
Attentat manqué contre le Premier ministre à Khartoum
Publié dans Liberté le 11 - 03 - 2020

Les Soudanais demeurent vigilants et mobilisés face aux islamistes qui tentent, vaille que vaille, de redorer leur blason et de revenir sur le devant de la scène politique.
Les islamistes seraient derrière l'attentat avorté qui a visé, lundi matin, le Premier ministre soudanais, Abdellah Hamdouk, à Khartoum, selon des sources locales, a rapporté le quotidien londonien al-Arab. Alors que du côté officiel des sources sécuritaires affirment que l'enquête avance sur le terrain, le regard est porté sur le "Congrès national" dissous et le "Congrès populaire" du défunt chef islamiste Hassan al-Tourabi.
Lundi matin, le convoi du Premier ministre avait été la cible d'une attaque à la bombe, suivie de tirs nourris, selon un communiqué du Conseil des ministres, soulignant qu'un policier avait été blessés. M. Hamdouk était en route pour son lieu de travail. Cette attaque est considérée par les leaders de la rue soudanaise comme une tentative de renverser le gouvernement de transition, issu de la révolution du 27 novembre 2018, à l'origine de la chute de l'ancien régime d'Omar al-Bachir.
Si certains suspectent les fidèles de l'ancien Président déchu, d'autres pensent que cette attaque serait plutôt l'œuvre des islamistes qui avaient régné durant trois décennies avec M. al-Bachir. Selon Cherif Othmane, un des leaders des Forces pour la liberté et le changement (FLC), qui codirige le gouvernement de transition, les islamistes cherchent à déstabiliser le pays et à saboter le processus révolutionnaire en cours. Pour lui, des éléments de cette mouvance sont directement impliqués dans cette tentative de sabordage de la révolution au Soudan, sans fournir de détails.
Le journaliste soudanais Slimane Serri, également porte-parole de la coalition arabe pour le soutien au Soudan, a lui aussi pointé du doigt les islamistes que la rue et les autorités de transition ont décidé d'attaquer de front, suspectés dès le début de la révolution de surfer sur la vague pour se replacer dans le champ politique et social au Soudan. Une des décisions prises par le Premier ministre était de dissoudre le Congrès national et toutes les organisations estudiantines islamistes ou qui leur sont proches. Mais c'est surtout dans les rangs des services de sécurité que la présence d'éléments islamistes pose un sérieux problème difficile à régler.
Autrement dit, il est plus que délicat de mettre fin à leur influence au sein des forces de sécurité, notamment dans le corps des Forces d'intervention rapides qui étaient durant des années sous le contrôle d'Omar al-Bachir. Ainsi, l'attentat avorté de lundi n'est qu'un signal d'alerte sur la volonté des islamistes à reprendre les choses en main, quitte à tuer un Premier ministre de transition consensuel et déterminé à mener le processus politique en cours jusqu'à l'instauration d'un régime démocratique.
À l'époque de Hassan al-Tourabi, ils avaient trouvé en l'armée un allié idéal pour prendre le pouvoir. Aujourd'hui, l'armée a vu sa marge de manœuvre réduite pour tenter une telle alliance, grâce à la mobilisation continue de la rue et à une pression de la communauté internationale qui, rappelons-le, a classé le Soudan sur la liste noire des pays soutenant le terrorisme.

Lyès Menacer


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