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L'infrangible lien...
91e partie
Publié dans Liberté le 25 - 06 - 2020

Résumé : Le temps filait, marqué par une ambiance harmonieuse. Samira était toujours en contact avec sa fille. Même Narimène échangeait avec elle parfois. Le bébé grandit et s'était habitué à communiquer avec sa grande sœur. Elles s'aimaient beaucoup et faisaient des projets de se voir, même de passer les vacances ensemble. Samira en parlera à Nadia, car elle aussi rêve du jour où elle pourra la serrer contre son cœur. Elle a pu supporter son absence, en la voyant tous les jours derrière l'écran. Il lui tarde de la revoir.
- Je vous en prie, ne tardez pas à venir, les prie Narimène, en larmes. Vous me manquez déjà. Je laisse mon cœur ici.
- On serait bien partis ensemble, mais une voiture ne suffit pas à transporter toutes tes affaires. Pars le cœur tranquille. Mais soyez prudents en route.
Kamel qui était venu chercher sa sœur promet de ne pas faire d'excès de vitesse. Il prend les derniers cartons et descend, non sans avoir demandé à Narimène de ne pas tarder.
Mais la jeune fille n'arrive pas à lâcher sa belle-sœur. Toutes deux pleurent.
- Je te demande pardon. Tu as été une grande sœur formidable, lui dit-elle. Je vais te regretter. Pardon, pardon.
- Ma parole, tu es folle. Je n'ai rien à te pardonner. Je vais finir par me fâcher. On a passé de si bons moments ensemble. Je te remercie d'avoir été là pour moi et ma petite famille. Saches que tu vas nous manquer.
- Je te remercie pour tout ce que vous avez fait pour moi. Comment te montrer ma reconnaissance ?
- Je n'ai fait que mon devoir de grande sœur. Oublie ça. Sinon je vais me fâcher.
Des coups de klaxon leur parviennent.
- Narimène, les portes de mon foyer te seront toujours ouvertes. Tu as notre bénédiction.
Elles s'étreignent une dernière fois. Narimène les embrasse une dernière fois. Elles ont encore du mal à se séparer. Mais Kamel klaxonne encore une fois. Narimène finit par le rejoindre. Samira et Radia-Meriem vont au balcon et les regardent partir, non sans pleurer.
Le foyer est bien triste à son départ. Narimène a laissé un grand vide. Samira a mal. Sa petite fille blottie dans ses bras essuie ses larmes.
- Maman, je ne veux pas qu'elle se marie. Je veux qu'elle reste avec nous.
- Ah ma fille, c'est la vie ! Même toi, quand tu seras grande, tu te marieras et tu iras fonder un foyer loin de moi.
- Moi, je ne me marierai jamais, déclare l'enfant, en s'accrochant à son cou. Je resterai avec toi et papa.
Samira sourit. Elle trouve un peu de réconfort auprès d'elle.
- On fera comme tu voudras, ma fille.
Lorsque Houari rentre, il les trouve tristes et silencieuses. Lui aussi est triste.
- Papa, elle est partie.
- Mais après son mariage, elle reviendra, accompagnée de son mari. Plus tard, elle aura des enfants. Tu auras des cousins, des cousines. Et puis, après-demain, on part les rejoindre.
Radia-Meriem entend la sonnerie de la messagerie. Elle s'en va parler avec Radia. Houari tente de détendre l'atmosphère et de ramener le sourire sur le visage de sa femme.
- Narimène a de la chance, elle se marie avec celui qu'elle aime. Si elle connaît un dixième de notre bonheur, elle sera la plus heureuse des femmes. Samira, est-ce que tu regrettes de t'être mariée avec moi ?
- Quelle question ! Je regrette de ne pas t'avoir connu avant. J'ai eu de la chance. En plus d'être un mari, tu es un ami, un confident. Houari, je crois que tu es une espèce en voie de disparition. Mais toi, est-ce que tu regrettes ?
- Donne-moi une raison.
Samira hausse les épaules.
- Tu m'as supportée. J'ai conscience qu'un autre m'aurait envoyée dans un asile. Je me rappelle des jours où je pouvais passer du rire aux larmes. Des nuits où je ne dormais pas. Tu me réconfortais. Tu partais travailler après une nuit blanche. Franchement, je me demande comment tu as fait pour me supporter tout ce temps.

(À SUIVRE)
T. M.
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