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L'épreuve
28e partie et fin
Publié dans Liberté le 04 - 07 - 2020

Résumé : Nassima s'est avérée une femme sans scrupules. Elle ne pensait qu'à mener la grande vie. Un jour, elle rencontre un autre homme et n'hésite pas à le suivre à l'étranger. Pour le comble, Faouzi ne pouvait quitter le territoire national. Pourquoi ?
Il soupire.
-Lors de l'audience au tribunal pour notre divorce, j'étais tellement abattu que j'ai failli provoquer un incident. Je criais, je gesticulais, j'ai haussé le ton et j'ai agressé Nassima. Bien sûr, la chose était à son avantage. J'ai écopé d'une amende et d'un emprisonnement avec sursis. Nassima a profité de l'incident pour m'affubler de tous les maux. Si bien que mon passeport m'a été confisqué. J'aurais pu intervenir pour le récupérer, user de mes relations actuelles, mais je ne préfère pas. Mes enfants peuvent venir de temps à autre, et cela me suffit.
Naïma est émue.
-Pauvre Faouzi. Tu as vécu tout ce calvaire ! Et moi qui me croyais la plus malheureuse au monde.
Faouzi lui entoure les épaules.
-Je sais que tu es malheureuse, Naïma. Mais rien n'est trop tard pour toi. Tu es encore jeune et très belle. Tu peux toujours rêver d'une vie meilleure. Quitte ce monde artificiel dans lequel tu végètes. Tire un trait sur le passé et redémarre à zéro. Je suis certain que tu réussiras à émerger de ta somnolence avec un peu de volonté. La chance finira par te sourire. Qui sait ? Peut-être qu'un jour tu rencontreras le véritable amour. Car malgré tout l'amour existe.
Il sourit d'un air triste.
-Je suis convaincu qu'il existe. Il suffit parfois de savoir saisir sa chance au bon moment. L'homme qui aura le privilège d'accéder à ton cœur sera comblé. Car en dehors de ta grande beauté, tu es une femme très sensible et très douce.
Naïma se lève.
-Ton récit me laisse perplexe, Faouzi. Un homme comme toi mérite aussi de connaître le bonheur. Tu es encore jeune et il n'y a pas que des femmes comme Nassima dans ce monde.
-Je sais. Mais tant que mes blessures ne sont pas cicatrisées, je ne pourrai rien espérer de la vie.
-Et ton avenir dans tout ça ?
-Mon avenir Naïma, c'est ma clinique et mes malades. J'ai des amis, grâce à Dieu, des amis très sincères, qui savent être là quand j'ai besoin d'eux. Je rencontre aussi beaucoup de femmes lors de mes consultations. Des femmes à la vie brisée par des hommes qui n'ont d'homme que le nom. Cela me fait l'effet d'une douche froide parfois, car je me dis que l'humain se détruit lui-même. À voir ces femmes jeunes, belles, intelligentes..., c'est à n'y rien comprendre. Bien sûr, certains ont tenté l'aventure avec moi, mais j'ai toujours refusé. Tu vois Naïma, je suis blasé, et le jour où je ne le serai plus, je saurai vers qui me retourner.
-Vers qui ?
-Vers Dieu.
-Dieu ?
-Oui, car seul Dieu saura comprendre le degré de ma détresse.
Faouzi jette un coup d'œil à sa montre et lève les yeux vers elle.
-Je crois qu'il est temps pour moi de rejoindre mon cabinet. Je te remercie de m'avoir écouté, Naïma.
-Mais tout le plaisir a été pour moi, Faouzi. Maintenant je vais regarder la vie sous un autre angle.
-Tâche de tirer de bonnes leçons de ton passé. À chaque fois que tu as besoin de mon aide, ma porte t'est ouverte. Tu seras toujours la bienvenue. Emue aux larmes, Naïma se jette dans les bras de Faouzi. Elle se dégage de l'étreinte pour se diriger vers la sortie. Déterminée, elle marche droit devant elle, décidée plus que jamais à suivre les conseils de cet ami de détresse qui, pour panser ses blessures, n'a pas hésité à déterrer les siennes. Il était passé par une épreuve qui lui avait ouvert les yeux sur des réalités qu'il ne soupçonnait peut-être pas. Et elle ? Elle aussi avait vécu une épreuve dont elle en tirera une bonne leçon. Et cela grâce à la perspicacité de Faouzi. Elle marche droit devant elle, sans se retourner. Avant de monter dans son véhicule, elle ose quand même jeter un coup d'œil par-dessus son épaule. Faouzi était au balcon et la regardait. Elle lui fait un dernier signe amical avant de démarrer en trombe.
fin


Y. H.
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