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L'indépendance de l'enquête remise en cause
explosions dans le port de Beyrouth
Publié dans Liberté le 15 - 08 - 2020

Le bras de fer autour de la désignation du juge d'instruction, dans l'enquête autour des explosions au port de Beyrouth, a entamé sa crédibilité, alors que des voix exigent au Liban et à l'extérieur une enquête internationale indépendante. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a rejeté la candidature de Samer Younès, un "juge totalement indépendant et au parcours intègre", au profit d'un confrère officiant au tribunal militaire, Farid Sawan, qui ne semble pas faire l'unanimité, selon la presse locale.
La désignation de ce dernier s'est faite au terme de deux jours de discussions au sein du CSM, qui a refusé la candidature de deux autre juges, Tarek Bitar et Ziad Mkanna. "Il semble que la ministre de la Justice (Marie-Claude Najm) a fini par se soumettre aux desiderata du CSM en proposant un troisième nom dans l'affaire du massacre de Beyrouth. Je peux prédire dès à présent, à la lumière des tiraillements et du jeu des noms qui ont eu lieu, que l'enquête est vouée à l'échec", a regretté dans un tweet Nizar Saghiyé, fondateur de l'Agenda Légal, qui dénonce un "assujettissement" du pouvoir judiciaire au pouvoir politique.
Le juge Samer Younès a dénoncé le rejet de sa candidature dans un communiqué publié sur le site de l'Agenda légal, une sorte d'organisme qui veille sur le respect des lois et du système judiciaire au Liban. Le conseil de l'ordre des avocats a exprimé son soutien à maître Younès, rejetant les "doutes injustes et injustifiés, émis à son encontre", tandis que des sources affirment que derrière cette décision se cache le procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, un magistrat accusé de "soumission aux injonctions des politiques", rapporte la presse libanaise, soulignant qu'"il n'a par conséquent d'atomes crochus avec Samer Younès, qui s'était d'ailleurs opposé à lui en tant que juge d'instruction dans plusieurs dossiers", a confié un juge à L'Orient-Le Jour, sous couvert de l'anonymat.
Cette polémique intervient au moment où des experts des droits de l'Homme de l'ONU ont réclamé jeudi une enquête indépendante et rapide sur cette explosion qui a fait près de 180 morts et plus de 6 000 blessés, selon un bilan officiel toujours provisoire, alors que le président libanais, Michel Aoun, a rejeté une telle option, la qualifiant de "perte de temps" et qu'elle "diluerait la vérité" sur cette tragédie de trop qui a endeuillé le Liban, en pleine crise socioéconomique.
"Nous soutenons les appels à l'ouverture d'une enquête rapide, impartiale, crédible et indépendante fondée sur les principes des droits de l'Homme, pour examiner toutes les demandes, craintes et besoins liés à l'explosion, ainsi que les lacunes sous-jacentes dans le respect des droits de l'Homme", ont déclaré 38 experts dans une déclaration commune. "Nous sommes très inquiets du niveau d'irresponsabilité et d'impunité qui prévaut dans une catastrophe humaine et environnementale d'une telle ampleur", peut-on encore lire dans la déclaration.


Lyès Menacer


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