Les rencontres cinématographiques de Béjaïa ont été reportées pour l'année prochaine. À cet effet, les organisateurs ont initié un riche programme composé de rencontres, de formations et de tables rondes pour redynamiser ce secteur en attendant des jours meilleurs. L'équipe de l'association Project'heurts, pour des raisons sanitaires, était contrainte de reporter les rencontres cinématographiques de Béjaïa (RCB) pour le printemps. Une annonce qui a "brisé" le cœur aux cinéphiles et habitués qui se donnent, chaque année au mois de septembre, rendez-vous à la place Gueydon (1er-Novembre) pour regarder et débattre autour du cinéma. Cette annulation n'a pas pour autant découragé les jeunes de l'association. Ils se sont adaptés à la situation en lançant la manifestation "En attendant les rencontres..." (qui fait rappeler le titre du film En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui), du 30 septembre au 3 octobre. Cette rencontre ayant regroupé des amateurs et des professionnels du 7e art algérien, et ce, "dans le respect des mesures sanitaires liées à la pandémie, met l'accent sur un volet sur lequel Projetc'heurts s'appuie : la formation, et a pour ambition le maintien d'une dynamique qui dure maintenant depuis près de vingt ans", est-il indiqué dans le communiqué de presse adressé à notre rédaction. À ce propos, afin d'encourager les jeunes réalisateurs, il a été organisé une "rencontre des scénaristes en herbe". À cet effet, un atelier – première session de la rencontre – a été animé par le scirpt-doctor Smaïl Soufit, et il fait suite au "lancement du concours d'écriture scénaristique en mars", dont le jury était composé d'Amina Haddad, Tahar Boukella, Chafik Allal et Smaïl Soufit. Concernant la formation, elle a été dispensée à quinze stagiaires issus de plusieurs villes du pays "pour acquérir les bases théoriques et les outils sur lesquels ils vont s'appuyer pour réécrire leurs scénarios. La suite du projet consiste à rassembler ces stagiaires en 2 autres sessions pour clôturer le volet ‘écriture scénaristique' et passer à l'étape suivante de la formation : le ‘volet production et postproduction'". Ce dernier se déroulera sur trois semaines "avec la réalisation des trois scénarios lauréats du concours". Ce volet sera axé sur tous les aspects du tournage (régie, image, son) et du montage. Il sera parrainé par les réalisateurs Karim Moussaoui et Mohamed Yargui. Outre la formation, il était inscrit au programme une "rencontre des organismes indépendants du cinéma algérien". Selon les organisateurs, plusieurs organismes se sont réunis via des rencontres virtuelles, afin d'exposer des idées et leur vision du cinéma en Algérie, une "occasion pour renforcer des liens, faire évoluer le niveau de coopération sur les différents projets et porter ainsi des réflexions sur des problématiques liées au 7e art". À noter que les participants étaient l'agence Wojooh, Derb Cinéma, Dima Cinéma, Tahay Cinéma, Plateau19 et Project'heurts. Par ailleurs, des conférences virtuelles qui seront inscrites sous diverses thématiques seront organisées via la page facebook de l'association, et ce, sous forme de "rétrospectives, leçons de cinéma et tables rondes". La première rencontre portera sur "L'histoire au présent : 20 ans de création cinématographique en Algérie", qui sera modérée par le critique et auteur Saâd Chakali.