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La défense crie au "règlement de compte"
7e jour du procès en appel de l'homme d'affaires Ali Haddad
Publié dans Liberté le 20 - 10 - 2020

Pour les avocats des anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, le procès en cours cache des règlements de compte politiques dont sont victimes leurs mandants.
Le procès en appel de l'homme d'affaires Ali Haddad s'est poursuivi, hier, à la cour d'Alger, pour le septième jour, avec les plaidoiries des avocats dont certains n'ont pas hésité à relever le caractère "éminemment politique" de ce procès dans lequel plusieurs anciens ministres et Premiers ministres sont accusés d'octroi d'indus avantages au patron de l'ETRHB, d'abus de fonction et d'incitation d'agents publics à conclure des marchés publics en violation de la législation.
L'avocat de l'ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal, Mourad Khader, a estimé que la condamnation en première instance de son mandant à 10 ans de prison ferme n'est pas justifiée sur le plan de la loi, mais répond à des considérations politiques.
"L'ancien Premier ministre a été jeté en pâture pour satisfaire les revendications d'une partie de la population lors des marches contre le cinquième mandat de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika.
Sa condamnation ne repose sur aucun argument juridique. C'est un procès politique", a-t-il dit dans sa plaidoirie, estimant, par ailleurs, que cette affaire, inédite dans l'histoire de l'Algérie, n'honore pas la justice algérienne.
"Nous avons assisté, une semaine durant, aux auditions de l'homme d'affaires Ali Haddad et à aucun moment, il a été démontré que l'ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal a signé ou ordonné l'octroi d'un quelconque avantage au patron du groupe ETRHB", a fait savoir l'avocat Mourad Khader.
Il rappellera, en outre, devant l'assistance, que la fonction d'un Premier ministre se limite à coordonner l'action du gouvernement et à exécuter le programme du président de la République.
"Je vous invite à revoir tous les rapports d'expertise qui ont été présentés ici. Il n'est fait nulle part mention d'une décision d'avantages octroyés au principal accusé (Haddad, ndlr) émanant directement d'Abdelmalek Sellal".
"Il n'en a d'ailleurs pas les prérogatives", a soutenu encore l'avocat avant de demander l'abandon de toutes les poursuites contre Abdelmalek Sellal condamné, rappelle-t-on, en première instance, à 12 ans de prison ferme et à une amende d'un million de dinars.
"Il n'y a aucune honte à reconnaître qu'on s'est trompé dans le cas de l'ancien Premier ministre Sellal", a affirmé la défense. L'autre avocat d'Ahmed Ouyahia, également ancien Premier ministre, a lui aussi brandi l'argument politique dans l'affaire de son mandant, précisant, par ailleurs, qu'Ouyahia n'est pas poursuivi pour corruption.
"Mon mandant n'est pas jugé ici pour des faits de corruption. Il n'a jamais été mêlé à ce genre de pratiques criminelles. Ahmed Ouyahia est victime de la même conspiration qui a emporté pendant les printemps arabes, en 2011, l'ancien président égyptien Hosni Moubarek", a-t-il affirmé.
Pour la défense d'Ouyahia, les poursuites qui pèsent sur l'ancien Premier ministre cachent de ce fait un "règlement de compte politique".
Dans son intervention, l'avocat d'Ahmed Ouyahia ira jusqu'à dire que l'ancien Premier ministre a eu un parcours "exemplaire". "L'Algérie n'enfantera pas, dans les 50 prochaines années, un homme de la trempe d'Ahmed Ouyahia.
C'est un patriote qui a servi son pays avec abnégation", a-t-il affirmé en demandant l'abandon de toutes les peines prononcées contre lui en première instance. Le tribunal de Sidi M'hamed a prononcé, en juillet, une peine de 12 ans de prison contre Ahmed Ouyahia et une amende d'un million de dinars.

Karim BENAMAR


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