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Farid Abache revient avec un album musical poétique
Après un premier roman intitulé "Condamnés à vivre"
Publié dans Liberté le 28 - 10 - 2020

Après la publication de son premier roman, Condamnés à vivre, en 2019 chez Tira Editions, Farid Abache vient de sortir l'album Kker, dder ili (Lève-toi, vis, sois !). Le poète a réussi à mettre sa poésie en musique, dans laquelle nous découvrons une voix douce, qui sied parfaitement à la musique mélodieuse, qui accompagne cet opus composé de sept chansons.
Farid Abache prolonge, dans cet opus, l'esprit poétique et indocile des années 1970 et 1980, qui avait fait le bonheur de tous les musiciens et artistes de l'époque. L'album est dédié à sa "chère épouse" et à travers elle "à toutes les femmes du monde".
Une dédicace qui prend tout son sens, avec cette actualité tragique : les violences faites aux femmes et les féminicides, qui semblent prendre une cadence plus qu'alarmante, ces derniers mois en Algérie.
À ce propos, le titre de l'opus, Kker, dder, ili, est un hymne à la femme. "Sur une très belle mélodie, se décline une invitation à la libération intégrale de la femme, y compris celle d'aimer, de s'amuser, de respirer la joie à pleins poumons."
Contre l'asservissement de la femme, Farid Abache écrit : "Ffeɣ, azzel, berreq - Ḥrec, snulfu - Nnecraḥ, cewweq – Qesser, ini-d, ḥku – Feǧǧeǧ, crureq – Ili, dder, ḥulfu - Sneḥneḥ, εceq – Kuffet, suɣ, rnu." (Sors, cours, détale. Sois vive, inventive. Détends-toi, chantonne. Blague, dis, raconte. Scintille, brille. Sois, vis, ressens. Soupire, tombe amoureuse.
Ecume, crie, hurle...) Dans une autre chanson, intitulée Lebhar (La Mer), une belle mélodie sublimée par le violon de Yoko Taniguchi, évoque celui des vagues et transcende par un "texte qui peint la relation amoureuse et sensuelle entre le sable et la mer".
Une métaphore de la symbiose passionnelle et charnelle entre l'homme et la femme, explique le poète et chanteur Farid Abache. Il y rappelle que l'amour se devine partout et "tisse des liens entre les éléments de la nature" dans une sorte de dualité faite de fertilité amoureuse associant "le clair de lune à la nuit, le plant à la pluie, le sable à la mer (...)".
Dans Asefru yerfed ifassen (Le poème rend les armes), l'auteur, un amoureux des lettres et textes philosophiques, y parle de la difficulté, vécue par le Verbe dans ses tentatives d'appréhender l'amour, de peindre ses émotions.
Il y explique en outre que les mots ont beau déployer toutes leurs vertus, leurs potentialités les plus performantes, ils se sentent toujours "impuissants de cerner ce sentiment sublime, cet envahissant désir passionnel qui nargue le poème et le poète". Un texte ponctué de métaphores subtilement tricotées : "Mon esprit s'aiguise et s'ingénie. À glaner les mots justes.
À dénicher les idées propices. Il finit dans l'embarras. Le verbe rend les armes (...)" Le verbe, ajoute-t-il, avoue son impuissance en se sachant lui-même fruit de cette passion qu'il tente désespérément de versifier. "Le verbe, que peut-il alors qu'il naît dans tes yeux et y vit tant qu'il se tait ? Quand il m'advient d'en attraper un, il fond en larmes et meurt dès que je le nomme."
L'album de Farid Abache, dont les arrangements sont signés Rabah Ticilia et produit par les éditions Soummam à Béjaïa, se veut prometteur. Il prétend à l'innovation du texte dans la nouvelle chanson kabyle, tout en accordant un intérêt majeur à la musique, qui se veut un support accompagnant le poème dans cette expressivité artistique.

M. OUYOUGOUTE


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