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« 90 % des diabétiques observent le jeûne contre l'avis de leurs médecins »
[Vidéos] Des spécialistes tirent la sonnette d'alarme à l'approche du mois de Ramadan
Publié dans Liberté le 22 - 03 - 2021

Alors que le mois du Ramadhan débute dans moins d'un mois, des professionnels de la santé expriment leur « inquiétude » sur le risque du jeûne chez les personnes souffrantes de maladies chroniques, notamment les diabétiques.
Des médecins, chefs de services dans des hôpitaux, ainsi que des cadres au niveau du ministère de la santé, qui sont intervenus, ce lundi, à l'occasion d'un forum sur la « préparation physique pré-ramadhan », tenu à l'hôtel Sofitel, à Alger, ont tiré la sonnette d'alarme sur un phénomène récurrent, à savoir l'admission, chaque année, aux services des urgences de nombreuses personnes victimes de malaises en raison du jeûne. Et pour cause, la majorité des malades chroniques ignore l'avis de son médecin traitant.
«90 % des personnes diabétiques observent le jeûne malgré l'interdiction de leurs médecins. Parmi eux, plus de 50 % sont à haut et très haut risque », selon le Pr Rachid Malek, chef de service de médecine interne au CHU de Sétif, qui précise qu'« environ 80 % des patients jeûnent au moins pendant 15 jours », alors que « les 20% restants observent les 30 jours du mois de carême », sachant que « le jeûne induit un risque métabolique important chez le patient diabétique ».
Les raisons ? Le Pr R. Malek cite, entre autres, l' « entourage socio-culturel et religieux». Le professeur Amar Tebaibia, président de la Société algérienne de médecine interne, estime, de son coté, qu'une « révolution des esprits » est « nécessaire » chez les algériens, de ce point de vue, comme la majorité des citoyens, même présentant des problèmes de santé, considère la question du jeûne comme une « évidence », et donc indiscutable.
Ce pourquoi le Dr Djamila Nadir, sous directrice de la prévention et de la promotion de la santé, insiste sur l'importance de mettre l'accent, aujourd'hui, sur «la préparation phycologique et spirituelle ». Un travail qu'elle présente comme un « défi » que doit relever le personnel de la santé, d'un côté, et les malades qui doivent saisir, d'un autre côté, la nécessité de « consulter son médecin traitant », d'« avoir un schéma thérapeutique» et une «méthodologie du jeûne», afin d'éviter toute complication.
Pour ce faire, le théologien et membre fondateur de l'association des Oulamas des pays du Sahel, Kamel Chekat, présent à la rencontre, insiste d'abord sur le fait que « l'avis de rompre le jeune ne doit pas émaner d'un Imam », mais plutôt d'un « médecin », le seul d'ailleurs « habilité à délivrer un avis dans ce domaine ». Kamel Chekat explique aussi que même d'un point de vue religieux, « les versets coraniques sont très clairs », dans le sens où « une personne atteinte d'une maladie se doit de rompre le jeune », pour ainsi s'inscrire dans un islam plus « réfléchi » qu' héréditaire».
Kenza Sifi


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