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Les étudiants maintiennent le cap
Ils continuent de marcher pour le changement
Publié dans Liberté le 31 - 03 - 2021

Moins nombreux que mardi dernier à cause, probablement, des examens, les étudiants ont entamé la manifestation en entonnant l'hymne national.
Hier, les étudiants ont réinvesti les rues de la capitale à l'occasion de leur marche hebdomadaire en perpétuant ainsi la promesse faite un certain mardi 26 février 2019, à savoir "maintenir la pression jusqu'au départ de tout le système" et "la consécration d'un Etat civil". Malgré moult tentatives de parasiter la marche et étouffer les slogans habituels des étudiants par des individus étrangers au campus universitaire, les étudiants ont pu s'imposer et sauver leur manifestation.
Peu avant 11h, des dizaines d'étudiants, accompagnés par de nombreux citoyens fidèles aux marches des mardis, étaient déjà rassemblés sur la place des Martyrs, lieu de départ habituel de la manifestation. Munis de pancartes et du drapeau national, les manifestants ont improvisé des débats politiques sous le regard vigilant des forces de sécurité.
À 11h, la marche s'ébranle. Moins nombreux que mardi dernier à cause probablement de la période des examens, les étudiants ont entamé la manifestation en entonnant l'hymne national, immédiatement suivi par les fameux slogans : "Dawla madania, machi 3askaria" (Etat civil et non militaire), "Les étudiants s'engagent, système dégage".
Au fur et à mesure que la marche progressait, en empruntant la rue Bab Azzoun en direction de la Grande-Poste, lieu emblématique du Hirak, de nombreux citoyens, n'appartenant pas forcément au monde universitaire, rejoignaient la foule.
Certains ont tenté, tant bien que mal, de hausser le ton en scandant des slogans, vicieusement orientés et rappelant la décennie noire, afin d'étouffer les slogans habituels clamés lors de la marche des étudiants.
En vain. Arrivés au square Port-Saïd, les étudiants, toujours plus déterminés que jamais, ont réussi à s'imposer en réitérant les revendications essentielles du Hirak : "Sahafa horra, 3adala moustaqilla" (presse libre, justice indépendante), "Djazaïr horra démoqratia" (Algérie libre et démocratique), "Istiqlal" (indépendance), ont-ils scandé, en donnant de la voix de façon plus intense. Ils ont ainsi exigé la libération de tous les détenus d'opinion, notamment le jeune étudiant Miloud Ben Rouane de Biskra, en détention provisoire depuis le 4 octobre 2020.
En réaction à l'annonce récente faite par le président de la République d'organiser des élections législatives le 12 juin prochain, les étudiants ont réitéré leur rejet total de cette échéance. "Non à la mascarade électorale", "Pas d'élections avec la bande", ont-ils scandé.
Histoire de rejeter la bipolarisation et de signifier leur attachement à l'unité du Hirak, des pancartes et des banderoles, minutieusement confectionnées, ont été également distribuées et arborées par un groupe d'étudiants, à la place Emir-Abdelkader, portant un seul message : "Non à la division idéologique."
Toujours pacifiques, les étudiants ont poursuivi l'itinéraire habituel de leur marche à travers notamment la rue Larbi-Ben M'hidi, puis l'avenue Pasteur, le boulevard Amirouche avant de finir non loin de la Grande-Poste sans le moindre incident.
Aux environs de 14h30, les marcheurs ont commencé à se disperser dans le calme. À souligner que le dispositif policier mobilisé pour la circonstance s'est tenu à l'écart tout au long de la marche. Aucune interpellation n'a été enregistrée.

Kenza SIFI


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