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Les postiers non satisfaits
En grève depuis le 12 avril dernier
Publié dans Liberté le 19 - 04 - 2021

Si la tutelle s'est empressée samedi d'annoncer la fin de la grève, les postiers, pour leur part, poursuivent leur mouvement de protestation qui a commencé le 12 avril dernier. Et malgré une reprise timide dans certains bureaux de poste après les menaces proférées par la direction d'Algérie Poste de "licencier tous ceux qui continuent la grève", les postiers demeurent déterminés à "arracher leurs droits" et "éliminer les injustices".
Certes, il est question d'un service minimum, mais de grandes perturbations ont été constatées à Alger et dans d'autres wilayas du pays qui sont venues renforcer les rangs de leurs collègues d'Alger et donner, ainsi, un cachet national à la protestation.
À rappeler que la grève des postiers s'est enclenchée sur la base d'appels lancés sur les réseaux sociaux sans que la protestation soit mise sous la bannière d'aucun syndicat ni autre représentant identifiés, mais cela n'a pas empêché une mobilisation importante qui gagne de plus en plus du terrain.
La visite de Brahim Boumzar, ministre de la Poste et des Télécoms, dans une agence postale, parti à la rencontre des travailleurs n'a fait qu'envenimer davantage les choses, notamment près l'interpellation du ministre par l'un des travailleurs.
Celui-ci a tenté de lever la chape de plomb qui pesait sur les postiers en exposant autant les problèmes socioprofessionnels autant que ceux inhérents à l'aspect syndical. Une intervention qui a été largement diffusée sur les réseaux sociaux, et visiblement, cela n'a pas été du goût du ministre qui, en effet, n'était pas apparu sous son meilleur jour, ne trouvant pas, sur le moment, les arguments nécessaires pour faire face aux travailleurs.
La réaction du ministre ne s'est pas fait attendre et le travailleur en question, qui répond au nom d'Abderrahmane Zaoui, a été destinataire d'une décision de suspension en bonne et due forme comme il en a fait état sur son compte facebook. Une attitude jugée "provocatrice" par les postiers qui se disent solidaires avec leur collègue et "préviennent" contre "la radicalisation de leur mouvement" en cas de "non-réintégration" du concerné.
La direction tergiverse, les travailleurs déterminés
La direction d'Algérie Poste a rendu public, hier, un communiqué rendant compte des résultats d'un comité mis en place, mercredi dernier. Il en ressort en substance "l'activation du système d'évaluation de la PRI/PRC (prime de rendement individuelle et collective), qui sera versée dès le mois de juillet prochain, avec un taux maximum de 40%, réparti en : 25% du salaire de base pour la prime de rendement individuel (PRI), en fonction de l'évaluation individuelle et 15% du salaire de base pour la prime de rendement collectif (PRC), selon les résultats de l'effort collectif.
Algérie Poste a également annoncé deux jours de repos pour tous les employés, et ce, après la fin du mois de Ramadhan, la régularisation du statut des employés exerçant des fonctions non inscrites dans leurs contrats, et ce, avant 31 mai 2021, et traiter les cas des employés suspendus dans un délai n'excédant pas les trois mois".
"La crise de confiance qui existe entre nous et notre tutelle demeure entière", nous a déclaré un postier qui estime que "la démarche de la direction n'est qu'une manœuvre supplémentaire".
Il explique que "le contenu du document élaboré par le comité demeure flou sur pas mal de points" en plus du fait que "les postiers sont las des promesses non tenues".
Notre interlocuteur attire également l'attention sur "la représentation syndicale" qui demeure, de son avis, "un enjeu de taille" en appelant à des "élections transparentes" qui reflètent "les véritables représentants" et non "des personnes désignées par l'administration".

Nabila SAIDOUN


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