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"LE SERMENT"
89e partie
Publié dans Liberté le 04 - 07 - 2021

Résumé : Meriem était soulagée qu'ils soient rentrés sains et saufs. Lorsque le téléphone sonna, elle demanda à Djamel de répondre, mais il n'osa pas. Meriem répondit, elle fut heureuse de partager sa joie avec sa famille. Elle leur apprit que Djamila était chez eux. Norredine lui conseilla de ne pas traîner et de vite quitter le pays vu l'insécurité qui régnait encore. Meriem promit de le tenir au courant, elle se sentait perdue en pensant à Djamila.
-Pauvre fille...
À peine remise de sa fausse-couche qu'elle dut se mettre à travailler pour se nourrir et ne pas se retrouver à la rue. Elle avait eu de la chance d'être tombée sur Guemra. Elle aurait pu mal finir.
"Elle a besoin de reprendre des forces, et puis, on doit fêter les retrouvailles. C'est un jour qui va les marquer à vie. Même moi, je ne suis pas prête d'oublier cette journée".
Meriem se rendit à la cuisine et prépara un bon repas. Djamel et Djamila étaient dans la chambre. La porte n'était pas fermée. Depuis la cuisine, elle pouvait les voir assis l'un près de l'autre. Ils ne se parlaient pas beaucoup. Le cœur serré, elle pensa aux horreurs qu'ils avaient vécues.
Elle fit tomber un gobelet en inox pour rappeler sa présence, pour attirer leur attention. Ils regardèrent vers elle. Elle eut un sourire.
-Je suis devenue maladroite...
Djamila quitta la chambre et la rejoignit à la cuisine.
-Khalti, je peux vous aider ?
-J'ai presque fini, mais j'accepte un peu de compagnie, dit-elle en l'invitant à s'asseoir à la table de la cuisine. Tu sais, ils étaient heureux de te savoir avec nous.
-Comment vont-ils?
-Ils disent aller bien. Norredine me presse de les rejoindre, lui confia Meriem. L'état de Fayçal ne semble pas s'améliorer. Je n'ai pas le cœur à vous laisser même s'il a besoin de moi. Je ne serais jamais tranquille.
-Vous vous inquiétez pour Djamel ?
-Pour vous deux, avoua Meriem. Je suis si heureuse que vous soyez ensemble maintenant. Djamel désespérait...
La jeune fille pâlit et ses yeux devenus larmoyants.
-Moi aussi...
-Louanges à Dieu, maintenant, vous êtes sauvés. Ma fille, tu n'es plus seule, nous sommes ta famille. Djamel t'aime tant.
-Je crois qu'il ne m'aime plus autant qu'avant, confia Djamila. Il ne me regarde même pas... Je crois que je le dégoûte. Après tout ce qui m'est arrivé, c'est normal qu'il ne veuille plus de moi comme avant. Là, il a pitié de moi, c'est tout.
-Tu te trompes, il t'aime autant qu'avant. N'as-tu pas vu sa joie ? Son soulagement de te savoir en vie et bien portante ?, l'interrogea Meriem. Au début, je ne voulais pas qu'il te cherche, mais quand il m'a parlé des sentiments qu'il éprouvait pour toi, j'ai compris à quel point il tenait à toi.
-Il ne me parle presque pas... Si je pose une question, il répond par oui ou non... Sans plus. Je le connaissais plus loquace.
Meriem soupira. Djamel n'avait pas eu le temps de se remettre. Il devait voir un psychologue et lui parler de ses tourments.
-Ma fille, vous aurez tout le temps de discuter. Là, le dîner est presque prêt. Djamila, viens, je vais te montrer ta chambre, dit-elle, pensant que ce n'était pas le bon moment pour parler des raisons du changement de son fils. Dans l'armoire, il reste des affaires des filles. Normalement, tu trouveras tout ce dont tu as besoin. Vous devez avoir les mêmes tailles. Sers-toi, mets-toi à l'aise. Repose-toi un peu, le temps que je mette la table.
-Je me changerais plus tard. Je préfère rester avec vous, laissez-moi vous aider.
-Non, ma fille. Ce ne serait pas correct, tu as besoin de repos. Tu n'es pas encore rétablie de ta fausse-couche, dit Meriem doucement. Il faut quelques semaines pour récupérer. Je vais prendre soin de toi.
Djamila pâlit. Elle se mit à pleurer.
-Est-ce qu'il sait que j'étais enceinte ?
-Oui et malgré ça, il insistait pour te retrouver. Est-ce que tu doutes encore de ses sentiments ?
Djamila se tourna et le regarda alors qu'il avait la tête baissée, proie à ses tourments psychologiques. Meriem souffrait de le voir ainsi. Elle se demanda s'il aura le courage de tout lui avouer. Mais il le faudra bien. La soirée sera longue. Elle décida qu'après le dîner, elle les laisserait seuls. Ils avaient tant de choses à se dire.

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