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Les prix du poulet s'envolent à Jijel
Il a atteint 410 dinars le kilo à la veille de l'Aïd el-adha
Publié dans Liberté le 18 - 07 - 2021

La filière avicole vit une crise sans précédent et le nombre d'éleveurs ne cesse pas de baisser, engendrant une forte demande qui induit inévitablement une augmentation des prix du poulet
À la veille de l'Aïd Al-Adha, un fait saillant et révélateur de la grave crise qui secoue la filière avicole est passé inaperçu. C'est la flambée du prix du poulet à Jijel qui s'est affiché à 410 DA le kilogramme. En d'autres circonstances, ce prix aurait suscité des réactions d'indignation des consommateurs.
L'approche de l'Aïd Al-Adha semble avoir relégué cette flambée au second rang des préoccupations du citoyen, plutôt intéressé par l'achat d'un mouton pour le sacrifier.
"Sinon, ça aurait été l'alerte", estime-t-on dans un contexte de préparation de la fête du sacrifice. Cette flambée est imputée à cette éternelle histoire des aliments, plus chers sur le marché national. "Le prix du quintal a doublé depuis l'hiver, il se vend à 8 000 DA", explique un professionnel du secteur avicole. "Les aviculteurs sont en difficulté, beaucoup ont abandonné le métier, il ne reste que certains qui ont plus de moyens ou qui produisent eux-mêmes les aliments pour nourrir le poulet", poursuit notre interlocuteur. Tenant une boucherie de viandes blanches, ce dernier avertit sur un prix encore plus élevé.
"Demain, on risquera de le vendre à 420 DA", lance-t-il. Cette flambée est pourtant loin d'être justifiée par une quelconque forte demande sur le produit. A l'approche de l'Aïd, les citoyens se détournent généralement de l'achat de viandes, blanches ou rouges, ce qui induit une baisse de la demande sur ces produits. Pour certains, les circonstances sanitaires dues à l'arrivée d'une nouvelle vague du coronavirus ont encore poussé les citoyens à repousser les fêtes de mariage dans un contexte d'interdiction de tout rassemblement.
Tout cela conduit à une baisse de la demande sur le poulet, qui continue pourtant de flamber sur le marché en dépit de ces circonstances particulières. Plus explicite sur les raisons de cette flambée qu'il impute à une crise qui touche la filière, un vétérinaire évoque l'augmentation du prix de l'aliment, qui est passé, selon lui, de 5 000 à 8 000 DA en quelques mois. "La saison passée, à la même période, il y avait au moins une trentaine d'aviculteurs qui me sollicitaient pour le suivi de leurs poulaillers. Cette année, il n'y en a plus que deux ou trois qui le font", soutient-il.
C'est dire l'abandon de cette filière qui fait face à de multiples difficultés qui ne se résument pas à la seule cherté de l'aliment. Le poussin est encore plus cher et se vend à 150 DA, après avoir été à 50 DA. "Certains l'ont vendu même à 170 DA", affirme ce vétérinaire, qui évalue le prix du revient d'un poulet à plus de 600 DA. "À quel prix va-t-il le vendre, le producteur, sans compter ses pertes et la main-d'œuvre dans son poulailler ?", s'interroge-t-il.
Tout cela résume les grandes difficultés d'une filière qui risque encore d'être confrontée à des circonstances plus critiques, selon les avis d'initiés à ce circuit en crise. Le consommateur est d'ores et déjà averti sur une nouvelle flambée du poulet dans le contexte d'une spectaculaire érosion de son pouvoir d'achat.


Amor z.


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