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"COMME UN MIROIR BRISE"
19e partie
Publié dans Liberté le 06 - 09 - 2021

Résumé : Tarek tombait mal, Latéfa est à bout. Elle est obligée de mentir, et refuse d'écouter son père qui l'encourage à dire la vérité. Tarek ne comprend pas pourquoi elle a attendu son retour pour se soigner. Elle est si fatiguée qu'elle décide de monter à sa chambre. Houria excuse sa fille, lui rappelant qu'elle est désagréable lorsqu'elle n'est pas bien. Tarek voulait l'emmener à leur appartement. Latéfa les surprend tous en redescendant. Elle veut lui parler, ils sortent. Les parents voudraient bien les écouter...
-Voilà, si je suis fatiguée, dégoutée, c'est parce que... Latéfa et Tarek ont pris place à l'ombre d'un grand parasol, sur des fauteuils en fer forgé. C'est un endroit idéal pour se reposer en fin de journée ou en soirée.
-Parle, l'encourage-t-il.
Latéfa soupire, puis lève les yeux au ciel avant de lui dire la vérité.
-Tu sais, il est fort possible que je sois malade, gravement malade, rectifie-t-elle. J'ignore ce que je ferais comme soins. Mon avenir est incertain. Si j'ai pris du temps pour moi, c'est pour mieux réfléchir à nous, à tout ce que j'attendais de la vie... La maladie est en train de tout gâcher... J'ai l'impression de ne plus avoir d'avenir.
-Tu es en train de dramatiser pour rien. Quelle que soit cette maladie, affirme Tarek, il y a des traitements. Aujourd'hui ma belle, même les pires maladies sont traitées. Ta réaction me surprend. Il suffit d'aller sur Google et là tu trouveras des sites tenus par des professionnels de la santé, des spécialistes. De grands professeurs accordent de leur temps et expliquent dans des vidéos tout ce qui se fait. Ils donnent des conseils... Il y a aussi des groupes d'échange. Ma chérie, tu ne vas pas mourir maintenant.
-Je voudrais bien avoir ton optimisme, murmure Latéfa en battant des paupières pour refouler les larmes. Je suis très réaliste. Je sais que certaines maladies sont incurables même avec des traitements. Elles peuvent toucher les petits, les grands. Ici ou ailleurs, la sentence est la même.
-Ma chérie, ce n'est pas la maladie qui tue... Nous mourrons tous un jour, lorsque viendra notre heure, affirme Tarek en prenant ses mains pour les serrer. Mais toi, tu dois me croire, ce n'est pas aussi grave que tu le crois ou qu'on a voulu te le faire croire.
-Je voudrais bien te croire, dit Latéfa en haussant les épaules. Je n'en demande pas plus. Juste vivre...
-Tu vivras longtemps, n'en doute pas. Inchallah, que tout ça, ce n'est rien. Mais dis-moi, qu'en pense le spécialiste ? Que vas-tu faire ? Iras-tu à l'étranger ?
-On attend le compte rendu de l'IRM. Le professeur veut nous aider, il est beaucoup plus alarmiste que toi. Figure-toi qu'il me reproche mon inconscience et même le déni de la maladie. D'après lui, j'ai perdu du temps précieux.
-Je suis sûr que ce n'est pas trop tard. Tu verras, tu vivras longtemps. On s'aimera et on se chamaillera tous les jours, affirme Tarek alors qu'une servante apporte un plateau de fruits, des gâteaux orientaux et du thé. Hum... Je prendrais bien du thé et toi ?
Mais Latéfa n'a pas le temps de répondre que le portable de son fiancé sonne et lorsqu'il voit l'identifiant, il grimace.
-Le boulot, s'excuse-t-il. Il faut que je réponde...
-Oui, vas-y.
C'est son supérieur hiérarchique. Elle les entend parler d'un problème à résoudre rapidement. Tarek raccroche très énervé.
-Il faut toujours que cela me tombe dessus.
-Cela prouve que tu es indispensable, dit-elle, en souriant. Il ne peut pas se passer de toi.
-Cela veut aussi dire que je dois t'abandonner maintenant alors que...
-On se verra plus tard, promet-elle. Tu es tout excusé, vas-y.
-Je penserais à toi. Je t'appellerais lorsque j'aurais fini. Sache que je serais là pour toi. On va tout affronter ensemble. Tu verras, dans quelques jours, ce sera un mauvais souvenir. Allah n'impose pas à une âme plus qu'elle ne peut supporter. Cette épreuve te rapproche de Lui. La preuve, tu es partie en pèlerinage, Il te donne la force de te battre. Rebi maâk inchallah. Allah est avec toi, n'en doute pas.
-Mais toi ? Seras-tu encore là quand je n'aurais plus la force de me battre ?
Tarek la rassure. Il lui reproche même d'en douter. Il l'embrasse sur la joue, puis part. Latéfa soupire et se demande comment ne pas avoir de doute. L'épreuve sera dure et longue. Seul l'avenir l'éclairera sur ce point.

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