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"La réaction des Espagnols vis-à-vis des harraga a changé"
Francisco José Clemente Martin, membre de l'ONG CIPIMD
Publié dans Liberté le 15 - 09 - 2021

Francisco José Clemente Martin travaille pour le Centre international pour l'identification des migrants disparus (CIPIMD). Son intérêt pour les mouvements migratoires a crû après avoir œuvré comme volontaire au sein d'une ONG spécialisée dans l'accueil de migrants arrivés en Espagne sur des embarcations de fortune. Il suit l'actualité des harraga sur sa page Facebook
Liberté : Depuis le début de ce mois de septembre, vous signalez les sauvetages des pateras des harraga algériens par la marine espagnole. Peut-on connaître les détails de ces opérations ?
Francisco José Clemente Martin : Je signale depuis septembre 2020, les bateaux qui sont à la dérive pour différents problèmes. Les familles nous contactent et nous alertons le Secours maritime pour les rechercher, et si nous connaissons la position, les opérations de sauvetage seront beaucoup plus rapides.
De quelle manière recueillez-vous les informations que vous mettez en ligne ?
Les informations nous proviennent de différentes personnes qui travaillent dans les différents sites de secours comme la police... J'ai moi-même passé beaucoup de temps dans les ports pour pouvoir tout saisir.
Depuis quelques années, les harraga algériens débarquent sur les côtes espagnoles. Comment expliquez-vous ce phénomène ?
La situation politique, sociale et économique de l'Algérie fait que de plus en plus de personnes cherchent à venir et celles qui arrivent font un effet d'appel qui en entraîne encore plus. L'apport des mafias attire également de nombreuses personnes. Mais malheureusement, la réussite n'est pas forcément là. Une fois en Europe, ils ont un long chemin à parcourir pour reconstruire leur vie comme ils le pensent.
Avez-vous des estimations chiffrées sur leur nombre ?
Le nombre total d'arrivées sera rendu public à la fin de l'année.
Dans quel état d'esprit se trouvent-ils lorsqu'ils sont interceptés ?
Non ils veulent juste la liberté, l'ignorance de la langue et d'autres raisons leur font ressentir de la peur. Mais depuis le début de la Covid, ils restent en liberté. Lorsqu'ils sont envoyés dans des centres de rétention pour une durée maximale de 60 jours, c'est parce que les autorités enquêtent sur d'éventuels délits, sur l'identité des passeurs ou qu'ils veulent simplement les bloquer, mais ce n'est que 60 jours et ensuite ils sont libres.
En quoi consiste le travail du CIPIMD ?
Je travaille avec le CIPIMD à Almería. C'est une ONG qui est principalement chargée de rechercher les familles des immigrés qui arrivent morts sur les côtes espagnoles, afin qu'elles puissent les enterrer dans leur pays et avoir au moins un endroit pour les pleurer. Nous donnons également des informations publiques sur ce qui se passe. Nous aidons les bateaux à la dérive ou en situation de détresse en appelant les équipes d'urgence. Nous établissons aussi les statistiques et essayons de rassurer les familles.

La réaction des Espagnols a-t-elle changé envers les harraga algériens ?
Malheureusement, la réaction de nombreux Espagnols est mauvaise, mais il y a beaucoup plus de bonnes personnes qui comprennent les raisons des harraga qui cherchent à améliorer leurs conditions de vie comme beaucoup d'Espagnols l'avaient fait auparavant en migrant vers d'autres pays.

Entretien réalisé par : S. OUSSAD


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